Régularité

N’ayant pas publié quoi que ce soit depuis plus de 15 jours, c’est le seul titre qui m’a semblé coller à la réalité de la situation actuelle.

Je ne suis pas un blogueur régulier, et tout comme vous si vous êtes blogueur, j’ai mes raisons.

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Comme l’a écrit iceman dans l’un de ses derniers articles, on écrit sur son blog car on a envie de parler de quelque chose qui nous anime, qui nous fait réagir, réfléchir et que l’on souhaite partager avec d’autres personnes, elles mêmes partageant les mêmes passions ou simplement curieuses de découvrir ce qui suscite l’intérêt d’un de ses blogueurs figurant dans ses favoris.

On y pense pas d’instinct, mais il est indubitable que la France fait encore partie des pays démocratiques où l’on peut encore ouvrir sa grande bouche sans complexe ni crainte de voir débarquer chez soi des missionnaires armés jusqu’aux orteils.

Tout au plus l’on s’attire les foudres de blogueurs peu scrupuleux qui n’ont que faire de vos états d’âmes et n’ont qu’une volonté : vous démolir anonymement, derrière un masque numérique.

Heureusement, les trolls ne sont pas une généralité, mais vous le savez aussi bien que moi, c’est toujours une minorité qui est capable de vous impacter au plus profond de vous-mêmes.

On prends une grande inspiration et on va de l’avant, en se disant que de toute façon, les gens qui vous mettent des bâtons (voire parfois des échasses) dans les roues, on en croisera toujours, physiquement ou virtuellement.

L’Homme a quand même cette incroyable faculté de ruminer ses pensées négatives, il est alors capable de s’ériger sa propre muraille de Chine, de véritables barrières mentales qui lui font faire un pas en avant… et deux pas en arrière.

Alors non, quand bien même les difficultés du quotidien vous submerge, on cherche des solutions, on ne se laisse pas emporter par le flow mais on le gère autant que nos propres capacités nous le permette.

Pour parler de ma situation actuelle qui justifie en partie mon irrégularité sur le blog, je dois être alternativement présent sur plusieurs fronts, parfois même dans la même journée. Je souhaite à la fois remplir mes obligations personnelles et professionnelles.

Un exemple, je me lève à 5h du matin pour faire ma séance de musculation de 6h à 7h ; puis je me rends sur mon lieu de travail actuel de 9h à 16h ; puis je me rends sur les lieux de mon stage (ma salle de sport) de 17h30 à 21h. Et le soir me préparer pour le lendemain.

Un autre exemple, le matin je dois prendre le temps de faire mes courses, de me rendre à l’auto-école pour une voire deux heures de conduites, faire ma séance de musculation, préparer mes repas et affaires pour le lendemain et me rendre à mon stage le soir.

Forcément, le repos est quelque peu absent quand on en fait autant, ce qui n’est pas très bon quand on cherche à prendre de la masse musculaire. Sans parler d’être tout simplement en forme.

De toute évidence, tout est question d’O-R-G-A-N-I-S-A-T-I-O-N et comme je le disais y a peu de temps, de choix. On ne peut pas tout faire, tout bien faire, partout, tout le temps.

Une journée, c’est 24h dont environ 7h de sommeil et 1h de repas, ce qui laisse 16 heures pour accomplir ce que j’ai à faire et qui me permettront d’atteindre mes objectifs.

Heureusement, je ne perds pas mon temps sur les réseaux à scrolling infini.

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Heureusement, je me concentre uniquement sur mes objectifs, ce qui fait que même si cela prends du temps, que les progrès sont lents, je sais au moins que j’avance petit à petit vers mes buts que j’ai clairement défini préalablement.

Cela me rassure et m’évite de me disperser, de douter, de stagner.

Je sais qu’en ce moment le blog ne fait pas partie de mes priorités, la régularité des publications le montrant clairement, mais rien ne dit qu’à l’avenir ce soit le cas.

En attendant, j’ai quelques articles de blog à rattraper.

Android sans Google, c’est possible

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Un billet de style tutoriel, parce que râler, se révolter sans agir ni proposer de solution ou d’alternative n’a jamais fait avancer les choses.

Vous avez acquiescé à la phrase du dessus ? Je vous en remercie, nous vivons dans le même monde.

Consciemment ou non, je ne connais personne qui se soit un jour demandé pourquoi il devait obligatoirement créer un compte Google pour utiliser son smartphone ou sa tablette sous Android. Il crée une adresse Gmail, même s’il n’en a de prime abord pas besoin pour pouvoir utiliser tous les supers services gratuits hypercool de Google : le Play Store pour télécharger le dernier Candy Crush, Youtube pour regarder Norman, Drive pour y uploader ses selfies qu’il veut (voudrait) conserver ad vitam.

Si je vous ai convaincu d’avoir impérativement un compte Google exprès rien que pour pouvoir faire tout cela, vous pouvez fermer cette page et retourner à vos activités.

Non parce que bon, j’admets aussi que je ne suis pas toujours très cohérent avec moi-même et qu’il m’arrive de revenir sur mes positions. Y a que les cons qui…

Bref, vous voyez le topo.

Je disais dans un billet précédent que le smartphone n’était pas mon fidèle allié.

N’étant pas non plus une girouette, je n’ai pas changé d’opinion sur cet outil.

Mais allez me trouver un baladeur multimédia sous Android qui ne s’appelle pas smartphone ? A moins de retourner sous Apple avec un iPod… Ce qui ne m’enchante guère, j’en ai eu un et je n’y ai pas trouvé mon compte. La deuxième option serait d’avoir un téléphone basique en plus d’un smartphone sans carte Sim.

Le minimaliste de caractère (et l’éternel insatisfait notoire) que je suis n’aime pas cette option non plus.

Retour donc sur un smartphone Android. (hum.)

Se pose alors le problème de la vie privée, étant assez sensible à ce sujet, et désespéré de toujours entendre le « je n’ai rien à cacher » de mon entourage.

Peine perdue, je n’insiste pas, libre à chacun d’agir en son âme et conscience hein.

Curieux de nature (à tendance anar’ j’avoue) je me prête au jeu du « et si on testait cette alternative pour voir ? »

Ne voulant pas de compte Google sur le smartphone tout en ne me limitant pas aux applications open source de gauchistes (dédicace à Cyrille BORNE), j’y ai quand même trouvé Yalp Store, qui est en gros le Play Store de Google sans être obligé d’avoir un compte chez le mal incarné.

Et ça fonctionne au poil, plus besoin de compte Google, de synchronisations douteuses en arrière-plan, d’envoi de données systématiques chez l’ogre américain.

Seul gros bémol, mais Yalp Store l’indique s’il l’utilise ou non : le « Google Play Services » que Tuxicoman recommandait de désactiver, et ça peut se comprendre.

C’est un bémol, enfin pas toujours si vous voulez jouer à fond la carte de l’ermite anarchiste décomplexé, dans la mesure où certaines applications utilisant le GPS en ont besoin. Mais là encore, y a toujours moyen de faire autrement en faisant des recherches, Internet sert à cela au passage.

C’est peut-être cela qui me dérangeait avec le smartphone : savoir que je suis dépendant d’une entreprise opaque qui fait ce qu’elle veut avec mes données, qui peut en douce s’octroyer des droits sur mes photos, vidéos, notes.

Non monsieur.

Ainsi en utilisant cette alternative je peux profiter de l’outil l’esprit beaucoup, beaucoup plus tranquille, et je m’en met plein les oreillles surtout (Spotify + Podcast Addict + RadioDroid) en désactivant les données mobiles si j’en ai pas besoin, ainsi que la localisation.

Pas de sauvegarde d’aucune sorte sur les serveurs Google, bien entendu.

Reste ce foutu « Google Play Services » en tâche de fond, obligatoire bien que désactivable, mais foutant au rebus pas mal d’applications que je juge utiles.

La prochaine fois, nous aborderons quelques applications, astuces et conseils de gauchistes qui pourraient contribuer à votre productivité…

En attendant, tentez l’expérience de l’indépendance ?

Philosopher avec Kamini

Je ne sais pas d’où me vient en ce moment cette envie de revenir au bon vieux temps.

Ce temps de l’insouciance, de la jeunesse, de la légèreté, de la simplicité.

Putain, y a 10 ans je me prenais moins la tête qu’aujourd’hui.

J’étais encore un gamin au collège, c’est vrai, j’avais pas de responsabilités particulières (enfin, j’en ai pas des masses en ce moment non plus), je n’avais rien à prouver, à montrer, à faire valoir.

Je vivais ma vie d’enfant, simplement.

Bon, maintenant que j’ai posé le décor nostalgique teinté d’un « c’était mieux avant », j’aimerais parler d’un chanteur dont la musique phare en 2006 était intitulée « Marly-Gomont ».

Kamini, oui, souvenez-vous, un clip tout droit sorti de la campagne profonde qui a gagné une popularité phénoménale en peu de temps, sans tous les canaux sociaux actuels en plus.

La recette était toute simple à l’époque : une caméra, une bande de potes, une personnalité atypique, des paroles vraies, un environnement déserté par les médias (sauf par Jean-Pierre Pernaut évidemment).

Je parle de lui aujourd’hui alors que moi aussi comme beaucoup, je l’avais complètement squeezé de ma playlist musicale alors que je me souviens très bien de la première fois où j’ai découvert son clip sur Internet. C’est dingue quand j’y repense.

Et je remercie le hasard qui a fait que ma salle de sport diffusait ce fameux titre la semaine dernière.

Aujourd’hui je redécouvre l’artiste, son album Psychostar World dans un premier temps, je prête attentivement l’oreille à ce qu’il dit tellement les paroles collent bien à la situation actuelle

Y’a ceux qui ont tout
Ceux qui n’ont rien
Ceux qui font tout mais bon parfois n’arrivent à rien
Ceux qui n’ont rien arrivent parfois à tout avoir
Mais tout avoir c’est le pouvoir

Kamini – Frustation

L’humour décalé est présent dans presque chacune de ses chansons, mais ses ingrédients sont avant tout la politique, l’emploi (ou plutôt le chômage), l’abandon des territoires ruraux, les clichés raciaux.

Son album est dans l’ensemble une critique sociale des aberrations vécues, subies et observées dans le monde rural, mais pas que.

J’apprends aujourd’hui que Kamini a diversifié ses activités, en parallèle de son statut d’infirmier. Je ne suis même pas surpris qu’il fasse du One-Man Show sur scène en public.

Je comprends mal cependant comment on a pu rapidement l’oublier alors (qu’objectivement) il a tout pour être mis en avant.

C’est peut-être une histoire de communication (en dépit de sa présence sur toutes les plateformes).

Ses fans de la première heure lui ont toutefois bien rendu, notamment en finançant son dernier album en fin d’année dernière.

Bon, j’ai du retard à rattraper moi.

On peut s’rejeter la faute
Faire semblant s’cacher dans le déni
Je crois qu il n’y a aucune cause
Pouvant justifier notre folie.

Kamini – Le Déni

 

Le choix d’avoir le choix

Je suis volontairement resté muet au lendemain de la foire électorale de dimanche dernier.

Quoi de plus normal, je ne me suis pas rendu au bureau de vote, comme des millions d’autres français. Je n’aurais donc (soi-disant) pas la légitimité d’émettre une opinion à sur ce sujet.

Cela reste discutable, voter restant un droit, non un devoir comme l’on rappelé religieusement à longueur de journée les journalistes d’une radio publique nationale, France Inter.

C’était pour ma part voulu et décidé depuis des mois et je ne regrette pas tant que ça ce choix, un choix apolitique qui fait que je considère que le monde et les individus peuvent vivre selon leurs aspirations sans être branchés H24 sur RTL à écouter des débats stériles.

J’ai beau être jeune, grincheux, râleur, têtu etc. je ne suis pas un anarchiste ni un révolutionnaire engagé qui veut refaire la société et persuader mon prochain de foutre en l’air le système du jour au lendemain.

Ce choix résulte simplement d’une réflexion profonde, où je me suis demandé à plusieurs reprises :

Finalement, la politique, la religion… Ce qui anime les masses et agite les esprits depuis des siècles… Est-ce que ça m’aide à avancer positivement dans ma vie ?

Bien entendu, la réponse immédiate est un non pur et simple.

J’ai conscience que l’essence même de la politique ou de la religion n’a pas de visée malveillante ; les médias ont depuis toujours contribué à en modifier l’image de façon à annihiler en l’individu tout esprit critique, contribuant de fait à davantage diviser les individus qu’à les rassembler autour de réflexions constructives.

Agacé par tant de bêtise médiatique, aucun des 11 candidats n’a retenu mon attention.

La veille et le jour J je me suis pourtant penché sur le sujet, j’ai quand même cherché à savoir ce que certains promettaient, toute étiquette politique confondue.

Je suis quand même resté effaré par tant de promesses populistes, j’ai senti que les petits stagiaires chargés de comm’ ont dégainé l’artillerie lourde, le Saint-Photoshop, pour en mettre plein les yeux, parce que l’image importe plus que les idées, la forme plutôt que le fond. Ça ne choque plus tellement c’est devenu banal.

Cela a simplement confirmé une opinion qui était solidement fixée dans mon esprit : beaucoup de blabla, de couleurs et de sourires forcés pour au final une enculade arc-en-ciel.

Et puisque que ces gens là vivent dans leur monde, j’ai choisi aussi de vivre dans le mien, avec mes projets et mes problèmes, sans pour autant faire chier qui que ce soit puisque je n’agis pas au détriment de quelqu’un ou de quelques uns, mais en vue d’apporter quelque chose de positif au plus grand nombre.

Je n’ai pas de belles paroles à vendre. Je ne vis pas dans la projection d’un utopique lendemain qui chante qui n’arrivera probablement jamais.

La conjoncture économique et sociale est au centre de celles et ceux qui en subissent les effets délétères : les gens au chômage, qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois en dépit d’efforts consentis, l’uberisation de la société, les réseaux sociaux servant de plus en plus de vecteur de rumeurs, l’appauvrissement des liens familiaux et j’en passe.

On fait un formidable bond en arrière. Et quand je dis « on », c’est sûrement vous et moi, la classe « moyenne » qui n’est ni à tout à fait rassurée ni tout à fait dans la merde.

L’affiche de vainqueurs pour le second tour du 7 mai prochain en revanche, est prometteuse.

Elle nous promet pas mal de régressions à venir, une précarisation multi-sectorielle lente et douloureuse pour celles et ceux qui déjà peinent depuis plus de 10 ans au moins.

L’un ou l’autre ne feront pas le dixième de ce qu’ils prétendent vouloir faire, ou du moins, pas de la façon dont nous l’imaginons. Il y a aussi fort à parier que des mesures déplaisantes sortent de leur chapeau.

Que reste-t-il alors à faire ?

Agir et ne pas se laisser marcher sur la gueule sans rien dire ni rien faire.

Trouver au fond de soi la force qui nous permet d’avancer vers notre but.

Mon non-pote le smartphone

Le smartphone et moi, c’est un peu comme mauvais feuilleton TV.

Au choix, et pour bien montrer qu’au moins trois pays différents savent faire de la merde pour capter l’attention : les Feux de l’Amour, Plus Belle la Vie ou Derrick. J’allais presque oublier les télénovelas espagnoles dis donc. Des séries à succès, bien sûr, et reconnues pour la qualité des acteurs, du scénario et du montage. Des séries qui méritent la palme de l’instruction populaire, faisant de la ménagère de moins de 50 ans, notre bonne vieille Mme Michu, une érudite catapultée dans les plus hautes sphères philosophiques.

Bien entendu, je dérape mais ça me chatouillait le clavier.

Je disais donc que le smartphone c’est un « je t’aime moi non plus« , à mi chemin entre le Rubik’s Cube et le Tangram mais au final ça finit toujours mal avec lui.

Il m’arrive de temps à autres de le ressortir, de le paramétrer, mettre les applications Android « utiles » (navigateur, agenda, gestionnaire de tâches, Wikipédia).

Et d’un coup, badaboum, la coupe est pleine, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, et je range tout au placard, je reprends mon bon vieux téléphone basique.

Si j’en fais un article, c’est simplement pour m’interroger sur ces raisons d’agir.

Je vais pas vous mentir, je suis comme (à mon avis), 80% des utilisateurs de smartphone :

  1. Je le sors à la moindre occasion pour chercher une information le plus souvent factuelle (sinon inutile) qui aurait très bien pu attendre d’être lue chez moi quelques heures après. Comme le plus souvent je ne note pas ce que je viens de lire, il y a fort à parier que le lendemain (voire même avant) j’aurais oublié ce que ladite recherche m’a apporté. Il faudra y revenir un jour ou l’autre peut-être donc.
  2. Il me reste 60% de charge. 60% ?! Vite, mon chargeur, on ne sait jamais.
  3. J’y note absolument tout ce que je pourrais noter ailleurs. On m’a souvent dit « diviser pour mieux régner ». Le pire c’est que j’opine la tête de haut en bas. Pourtant je me plais à centraliser tout ça dans un smartphone. Et Google se fait une joie de mes données aussi. Tout le monde est content alors ? Pas vraiment.
  4. Cette fausse impression permanente qui vous fait croire que vous avez reçu quelque chose de la part de quelqu’un, justifiant le fait que vous ne pouvez vous empêcher ne serait-ce que de regarder si la diode verte au dessus de l’écran est allumée.
  5. Vous avez des sueurs froides quand votre réseau est en Edge. Cela signifie qu’Internet vous allez devoir vous en passer pendant un moment. Pourtant ça n’empêche pas de… téléphoner.

Bon et des comme ça on pourrait en faire une liste de courses mensuelle.

Il n’empêche qu’en repassant au téléphone de base, je me rends compte que le smartphone ne me manque pas, les applis non plus. Mieux encore, je n’ai plus 45 publicités qui m’explosent à la gueule toutes les 10 secondes.

Soulagement.

Y a pas de mauvais outil

Il n’y a que des mauvais ouvriers.

Cette maxime résonne fort juste dans ma tête tellement j’aurais pu me l’appliquer ces derniers jours.

Pourquoi dis-je cela ?

Parce que bon, la bonne nouvelle déjà pour commencer c’est que j’ai réussi à finir mon 4×4 Meccano. Et c’était pas de la tarte, vraiment.

Posons le décor tout de suite : j’ai deux mains gauche, ou du moins pour euphémiser un peu à la Romain, je ne me suis jamais donné beaucoup d’occasions d’être davantage plus habile.

Bricoler aurait pu être mon truc, j’aurais pu en profiter dans mon enfance lorsque j’allais passer mes vacances à la maison de campagne de mes grands-parents, y avait de quoi faire, mes souvenirs pas si lointain me rappelant la quantité astronomique d’outils dont mon grand-père dispose encore.

Mais non, « petit » Romain préférait jouer. Jouer à la GameCube, à la GameBoy, faire du vélo, jouer au foot. Bref, mes priorités étaient ailleurs, pas au bon endroit je pense, maintenant que je suis un grand dadet de  24 ans je regarde tout cela d’un œil critique.

Il m’est impossible de refaire le passé cependant, dixit Doc et Marty.

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Le passé est révolu, le futur n’existe pas encore. Reste le présent !

N’empêche que le Meccano, c’est un jeu, oui, mais un jeu ludique, et c’est pour ça que j’avais envie d’y passer du temps. Je suis loin d’être le seul adulte dans ce petit monde à m’y adonner. Certains le font même par passion, en plus d’être des collectionneurs.

Quand je disais en début d’article qu’il n’y avait pas de mauvais outils mais des mauvais ouvriers, cela sous-entendait que j’ai fais des retours en arrière en cours de construction en raison de mon défaut d’analyse. Les schémas sont clairs, je reviens pas là dessus, mais parfois trop petits bien qu’ayant de bons yeux.

Le gros défaut est  présentement en train de vous écrire, c’est le bonhomme qui s’entête à en vouloir n’en faire qu’à sa tête : c’est moi.

Je ne compte plus les fois où je me suis pris le chou « parce que ça rentre pas » ou « ça force c’est pas normal » (disons aussi que c’est déjà bien de le reconnaître).

Je suis pas de nature patient, pour le coup le Meccano c’est d’abord un défi personnel avant d’être un plaisir ludique.

Et puis bon, il faut parfois aussi demander de l’aide pour avoir un autre point de vue, et là, pour le coup, ça aide beaucoup.

Exemple :

« la pièce là, regarde fiston, elle est à l’envers »

Bien vu, merci P’pa.

Impatient je suis, entêté je me dois de moins être.

C’est ce que j’en retire d’un simple Meccano.

J’avais déjà eu une première expérience Meccano, avec une moto, je me souviens aussi que les pièces étaient plus solides.

Ah, le bon vieux temps de la pâte à modeler Play-Doh et son odeur de l’espace.

Ah, le bon vieux temps du Kapla que tout gamin va démolir avec plaisir.

Ah, ces bons vieux Lego de toutes les couleurs (et les éditions spéciales Star Wars qui se retrouveront mélangées à des pièces classiques)

Sans oublier les mini dominos en plastique colorés.

Bref.

C’était ça mon enfance.

Je regrette pas ces moments.

Le passé appartient au passé, mais il n’est pas dit qu’il est impossible de le vivre encore dans le présent, la preuve, même si c’est différent.

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Voilà le bestiau (qui ne roule pas je rappelle)

Où est … ?

Et vous remplacerez les points de suspension par ce qui vous chante.

Pour aujourd’hui j’aurais mis à la place « la pièce manquante », celle qui m’aurait permis hier de continuer le montage de mon 4×4.

Un 4×4 de bonhomme, un vrai, motorisé en plus, grâce à 4 piles et sans télécommande parce que chez Meccano c’est la crise, on coupe dans ce qui ne semble pas nécessaire vous pensez bien, le gamin pour qui normalement c’est destiné à l’origine n’aura pas le plaisir de télécommander sa voiture pour laquelle il aura passé des heures à monter.

Il semblerait donc que chez Meccano on ait prit de l’avance sur la technologie parce que dans un futur proche vous le savez on nous en parle de plus en plus que les voitures se conduiront toutes seules. Je serais pas étonné que les voitures sans volant deviendront la norme. C’est pas demain, mais après-demain.

Enfin c’est pas grave, parce que le gosse lui s’en fiche de tout ça, ce qu’il veut et s’il a la patience nécessaire, c’est monter son gros 4×4 comme celui du packaging, même si après il verra la bagnole filer toute seule en ligne droite parce qu’il aura pas la télécommande je le répète. De toute façon ce n’était même pas écrit qu’une télécommande soit prévue, c’est juste marqué « motorisé ».

Par contre, et pour le coup c’est rigolo et ça peut même se retourner contre eux, c’est qu’il est écrit nul part qu’une pièce peut être manquante. Là Meccano vous me servez sur un plateau doré le droit d’exiger de vous que vous m’échangiez vite fait bien fait mon pack contre un autre alors. Enfin ça c’était envisageable si j’avais encore la preuve d’achat sous le coude.

Une pièce qui manque ça arrive, si c’est une vis, un boulon, une rondelle… on peut toujours se débrouiller. Mais quand c’est un engrenage, et à plus forte raison l’engrenage qui permet au 4×4 de rouler, on va le dire franchement : ça fait chier.

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Une récompense est prévue si vous me le retrouvez

La conséquence directe étant qu’il faut juste se dire que la fameux 4×4 il fera du sur-place en haut de l’étagère, un point c’est tout. Et ça c’est le scénario optimiste, si j’en arrive au bout (63 étapes) et qu’en chemin je me rende pas compte qu’il manque encore une pièce.

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C’était pourtant bien parti. Je ne dirais rien sur l’outillage fourni, c’est promis

On est le 1er avril, si ça m’était arrivé aujourd’hui j’aurais pu faire un article du style que Meccano a voulu me faire un gros poisson. Pas de chance, je l’ai commencé hier, je suis pas synchro.

Je ne connais qu’un vrai gaillard capable de faire téléguider un Meccano incomplet par la pensée, vous le connaissez sûrement, même si lui je pense vous connais encore mieux que vous même. Réponse en image

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On savait tous que c’est Renaud qui lui a piqué les paroles

J’aurais pu bifurquer sur l’article de Cyrille qui nous dit que sa fille croyait que c’était M. Pokora qui a fait la chanson « Belinda » de notre feu Cloclo, car c’était l’occasion de faire un rappel évident que l’eau et l’électricité ça fait pas bon ménage, et que Renaud en fait il avait un peu raison.