Entrée en matière

Le chaos invisible, émanation numérique matérialisée sur ce blog.

C’est aussi l’expression du jeune adulte que je suis qui souhaitait depuis un moment exhorter ses pensées, enfouies quelque part dans sa tête.

Il me fallait un moment ou un autre les mettre par écrit.

Sur papier ou sur Internet peu m’importe, seules quelques pairs d’yeux supplémentaires en prendront peut-être connaissance à un moment donné.

Internet est formidable.

C’est un lieu où les possibilités sont quasi infinies.

On peut y écrire toutes les plus grosses conneries du monde sans que rien ni personne ou presque ne puisse vous en empêcher, à priori.

On le voit bien aujourd’hui avec toutes les banalités rocambolesques que les médias adorent faire exploser à la face de tous les mordus d’actualités, buzz et stupidités qui sont desservies chaque jour à travers tous nos écrans.

Et le meilleur dans tout ça, c’est que beaucoup de mes semblables ont l’air d’aimer ça : like, tweet, snap en tous genres qui entretiennent perpétuellement cette déferlante de bêtise, miroir d’une société qui estime important de partager automatiquement ce que les autres pensent qu’il faut partager.

Je ne fais pas partie de ce monde.

Vous non plus peut-être ?

Ce choix, je l’assume sans le gueuler ni l’exposer sur tous les toits comme le feraient les aficionados de l’iPhone ou du dernier gadget technologique en manque de reconnaissance sociale.

Pour autant je ne pense pas le vivre mal.

Je ne suis pas emmerdé à chaque instant par un message intempestif qui vient m’annoncer que l’argent public de mon pays est subtilisé par des individus peu soucieux du bon fonctionnement de la collectivité.

Et c’est mieux comme cela, car de toute façon, quand quelque chose doit se savoir, cela se sait à un moment ou un autre., d’une façon ou d’autre Autrement, c’est qu’il n’était pas nécessaire que ça se sache.

Ce monde, d’ailleurs, je le côtoie depuis plus de 24 ans maintenant.

Du haut de mon mètre quatre-vingt et de mes 65 kg tout mouillé, voire peut-être moins, je sais pas j’ai pas vérifié depuis un moment.

Six jours sur sept, je me rends en salle de musculation avec un objectif bien précis vous l’aurez deviné. Tout est question de persévérance, de motivation, de régularité.

Il s’agit d’être méthodique, organisé et minutieux, à la salle et en dehors.

C’est drôle quand j’y pense : au moins quelque chose où le chaos ne règne pas en moi.

Cela fait plusieurs années que je pratique, bien qu’au début c’était en freestyle.

Maintenant, c’est presque chirurgical : je ne charge plus les barres comme un débile pour amuser la galerie, je fais attention à mon alimentation, à mon sommeil etc.

Le chaos invisible est situé entre mes deux oreilles.

Il rumine, il pensouille comme le dit le docteur québecois Serge Marquis.

Je vous conseille d’ailleurs une conférence très intéressante à ce sujet qu’il avait donné à l’Université de Nantes et disponible sur Youtube.

Ce chaos est forcément toujours là, va-et-vient perpétuellement.

Une seconde d’inattention, il s’en va et revient à la charge.

Impossible à définir, impossible à saisir.

Il est en vous mais vous échappe chaque fois que vous tentez de le saisir pour lui marave sa race.

Parfois, vous prenez le dessus sur lui, vous vous sentez bien, de bonheur, prêt à surmonter tous les obstacles qui se dresseraient sur votre route.

Parfois, c’est lui qui a raison de vous et vous met minable en un quart de seconde, vous pensez que le monde vous en veux et que le bonheur vous est inaccessible.

Le plus souvent, c’est qu’une question de regard, de perception.

Regarder le monde avec un filtre négatif rend manichéen : on voit tout en noir et blanc.

Le monde sous vos yeux devient incolore, terne et sans relief.

Regarder le monde différemment diversifie un peu la palette des couleurs.

Paradoxalement, les médias contribuent à vous en faire voir de toutes les couleurs, mais rarement dans le bon sens du terme.

Pour déprimer durablement, consommer passivement de la télé, de la radio et des journaux grand public à outrance semble un bon remède sans ordonnance.

A l’inverse, je peux affirmer que choisir l’information, le support et le moment de sa réception est bien moins nocif pour le ciboulot.

On peut aussi faire de mauvais choix, mais libre à chacun d’y trouver son compte.

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3 commentaires sur « Entrée en matière »

  1. Salut! J’arrive de chez la connasseparisienne.com rare blog (il y en a deux ou trois je crois dans mes abonnements) auquel je suis abonné car elle est drôle et sensible, et puis elle a des traces toulousaines, région qu’elle déteste et dont je suis originaire et pour des racines dont on ne parle jamais dans les médias que tu évoques……. à te manière si éloquente et juste précisément….. originaire d’une région à l’origine fort justement de nos sociétés occidentales telles que nous les connaissons/subissons aujourd’hui…. des origines et une histoire aux éléments très soigneusement passés sous silence…….et pour cause…., Bon enfin, ça c’était pour la parenthèse Toulousaine un peu comme une parenthèse marseillaise/footeuse (droit au but).

    Bref! j’ai bien comme tu écris, je reviendrai, En tous cas meilleurs voeux à tes jeunes années, Jeune!

    Henri

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    1. Merci à toi Didier, ça fait vraiment plaisir de lire des commentaires comme le tien.
      C’est tellement rare aujourd’hui de recevoir des compliments ah ah !
      Malgré tout, et sans exagérer – sincèrement – je suis loin encore de produire du contenu rédactionnel de ton niveau ou du niveau de Cyrille.
      Mais l’élève ambitionne de rattraper le(s) maître(s) !
      A bientôt, et merci 🙂

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