J’ai testé le voyage en autocar…

Et détrompez-vous si vous vous attendiez à une critique franchouillarde en bonne et dû forme, car c’est tout le contraire.

Une remise en contexte préalable s’impose : il m’arrive plusieurs fois par an d’aller rendre visite à la petite famille qui habite à 200 km de chez moi, dans la Marne.

N’ayant pas encore le fameux permis de conduire, je dépendais principalement d’un mode de transport que vous connaissez tous : le train. Plus précisément, le TER, dans sa version 2nd classe. J’ai toujours payé mon billet 21,40 € (42,80 € donc avec le retour) pour être précis. La durée d’un trajet était d’environ 1h30.

Voilà le topo en temps normal et que j’ai fais pendant 3 ou 4 ans, à raison d’environ 3 voyages annuels.

Cependant, le dernier voyage effectué il y a tout juste un mois m’a fait réfléchir sur ma façon de voyager, car mon trajet retour qui était jusqu’alors un Chalons-en-Champagne -> Paris-Est direct est devenu à ma grande surprise un Chalons-en-Champagne -> Reims (en TER) puis Reims-Paris-Est (en TGV).

Je n’ai rien contre les correspondances, parce que bouger c’est la vie, encore moins quand j’appris un peu plus tard que celle-ci en particulier se justifiait par des travaux sur les voies ferrées à ce moment là et que pour le coup la SNCF a modifié le parcours (sans modifier le temps de parcours mais en faisant passer les 2 billets de retour à 28 € au passage).

Ça a fait tilt dans ma tête de djeunz sans peur et sans vergogne : c’est peut-être justifié mais pas normal pour moi, j’ai donc cherché un autre moyen d’aller profiter de l’air de la campagne à coût moindre.

La page publicitaire ne durera que quelques lignes, c’est promis, mais je suis tombé sur reims-paris.com qui propose de faire le trajet aller et/ou retour le jour même ou plus tard en autocar pour… accrochez vos ceintures : 5  € (12,50 € si vous prenez à d’autres heures).

5 € pour un Paris-Reims par la A4 en 1h30.

Je vous met au défi de me trouver moins cher et plus rapide.

Le spot de pub étant terminé, ou presque, parce qu’à la différence de certains TER parfois, l’autocar est propre et part à l’heure.

Bienvenue dans le service rendu au public où le coût est inversement proportionnel à la qualité. Ça fait même bizarre à lire dis donc.

Je vais même pas trop aborder les stéréotypes « socio-écolo » progressistes que les médias aiment bien mettre en avant comme à l’accoutumée pour délier les langues bien pendues des concitoyens qui paradoxalement, disons-le (oui j’ai craqué), sont touchés par le fait que la planète en fait elle a un peu chaud au cul depuis quelques temps mais que vous comprenez bien qu’il faut bien aller bosser tous les jours. Donc on veut bien du changement, mais tant que ça nous concerne pas… Donc si des centaines et des centaines de millions de personnes pensent comme cela au quotidien, je vous laisse deviner la suite.

Not In My Backyard powa.

Bon, bien que ce mode de transport soit moins polluant que la bagnole de Mme Michu, c’est un plus non négligeable certes, mais il pollue quand même.

L’important étant que chacun y trouve son compte après tout.

Pour ma part, le calcul est vite fait, avec 10 € je me fais un Paris-Reims.

Je suis prêt à parier qu’une fois que l’autocar deviendra l’alternative incontournable des gens modestes, parce que vous l’aurez deviné je n’ai pas de planche à billets, les tarifs partiront à la hausse.

En attendant, et pour me la jouer stoïcien un instant, je profite du moment présent.

En bonne voie pour le permis

Voilà une bonne chose de faite : hier, j’ai réussi l’examen du code de la route.

Après deux mois d’apprentissage, à domicile (avec mon livret de code et le Pack Web qui permet de s’entraîner chez soi) et à l’auto-école (j’ai dû faire une dizaine de séries là-bas je crois) je n’ai fait que deux fautes au final.

Et pourtant, si je me fie à mes statistiques d’entraînement, vous constaterez que c’était pas gagné d’avance.

Sans titre
21 janvier : 22 fautes / 21 mars : 4 fautes

Mais si je pouvais en tirer quelques leçons qui seront utiles je pense pour tous les candidats qui se retrouveront peut-être dans la situation que j’ai rencontré, je dirais que :

  • Pour apprendre seul, l’auto-discipline et la régularité sont des bases fondamentales. Il ne s’agit pas de se dire que vous devez foutre votre journée en l’air pour réviser le code pendant 12 heures d’affilée au point de s’en dégoûter. C’est contre-productif, c’est une pratique courante mais qui ne fonctionne pas.

Conseil : apprenez petit-à-petit, y a pas le feu, et revoyez régulièrement ce que vous avez vu.

  • Se focaliser sur ses erreurs est le meilleur moyen de se démotiver à court-terme. Vous faites 15 fautes au bout de 30 séries ? Vous ferez 14 fautes, puis 13, puis 12 parce que vous allez persévérer et que vous voulez en faire moins. Et au fur et à mesure, vous vous rendez compte que vous avez progressé même si vous faites encore plein de fautes.

Conseil : regardez vos progrès au fil des séries, des jours et des semaines puis regardez d’où vous êtes parti. Vous voyez, vous avez progressé même si vous pensez que non.

  • Les séries que vous ferez à l’auto-école seront bien plus difficiles que les séries que vous ferez chez vous. J’ai constaté ça très rapidement, alors que je faisais 3 fautes chez moi, j’en faisais 11 à l’auto-école. C’est frustrant, on a l’impression qu’on est pas au point… Mais c’est bien plus positif que l’on peut le croire, car c’est face à des difficultés inédites que vous allez faire rentrer dans votre crâne des choses qui vous semblent à priori complètement farfelues (oui, une roue de secours c’est facultatif ET recommandé !)

Conseil : prenez conscience que les séries que vous faites sur votre ordinateur et à l’auto-école n’ont pas le même niveau de difficulté, c’est pour cela qu’il faut mixer les deux au maximum pour avoir une autre approche et ainsi apprendre plus rapidement.

  • Posez des questions à votre entourage, aux moniteurs d’auto-école… à ceux qui savent quoi, vous progresserez beaucoup plus rapidement que de rester le nez scotché à votre livre de code.
  • Oubliez les applications gratuites et autres tests en ligne qui vous promettent monts et merveilles dès lors que vous serez passé une fois encore à la caisse. Chercher la facilité aura un coût non négligeable et pas forcément indispensable. Prenez confiance en vous, bien qu’il soit humain de douter, mais ne lâchez rien.
    Persévérez je répète.
  • Lorsque vous vous inscrirez pour l’examen du code, moyennant 30 euros, vous partez du principe que vous allez le réussir et que vous ne remettrez jamais les pieds dans une salle pour le passer.

Je terminerais par une liste de choses et d’autres qui me viennent en tête :

  1. Les questions vous semblent pas logiques, stupides, irrationnelles… C’est normal, cela s’appelle la subjectivité. Elle se trouve confrontée à la subjectivité des personnes qui ont crée les questions. C’est pénible, c’est chiant, mais c’est ainsi. Avec le temps, vous verrez, vous allez vous imprégner de cette logique sans poser de question.
  2. Faire 0 faute à chaque série est un mauvais objectif. En plus d’être frustrant, chronophage et inutile (5 fautes sont possibles n’oublions pas) c’est mission presque impossible et ça vous fera pas forcément avancer plus vite. Pourquoi ne pas viser l’entre deux ? Lorsque que vous ferez entre 3 et 6 fautes chez vous, régulièrement, vous n’aurez plus trop de soucis à vous faire. Vous serez prêt.
  3. A l’auto-école, il m’est arrivé qu’une fois de faire 5 fautes. Sinon c’était plutôt entre 7 et 12. Et pourtant. Donc une fois encore, vos tests en auto-école ne reflètent pas systématiquement ce que vous savez, mais plutôt ce que vous ne savez pas encore et que vous saurez par la suite ! Soyez patients, simplement.
  4. Ne pas se reposer sur ses acquis (rien n’est définitif)
  5. Forcer davantage sur vos points faibles (les règles de priorité et ces satanés feux de position pour ma part)

Les brocantes fantômes

Alors que l’on constate depuis plusieurs années déjà que le rythme des saisons ne signifie plus grand chose, vous l’aurez constaté par vous-même lorsque vous vous affichiez fièrement en public avec un simple t-shirt d’été à la mi-décembre, le printemps inaugure pour tout chineur invétéré le début de la saison des brocantes.

Cette saison là elle reste à peu près fixe d’une année sur l’autre, de mars à septembre/octobre avec un pic de brocantes de quartier (qui sont les meilleures à mon sens) peu avant les grandes vacances, comme si avant d’aller vider leurs poches pour aller se bronzer les miches sur la Côte d’Azur, les gens semblent vouloir partir l’esprit tranquille avec un maigre pécule en vidant au maximum leur maison d’objets souvent inutiles… au cas où des visiteurs qu’on a pas invité chez soi viennent se servir en leur absence et sans leur consentement.

Trêve de pessimisme, c’est le printemps et les zoizillons vont pouvoir chantonner allègrement à l’orée du jour pour raviver mon enthousiasme de francilien enjoué.

Mon père et moi sommes donc des chineurs, au sens positif du terme bien entendu.

Le dimanche matin est comme la plupart des gens le moment de prédilection pour notre escapade brocantesque, où l’on sait déjà que l’on va pas y trouver tout ce qu’on veut, d’une, parce que y en a qui jouent pas le jeu et viennent acheter pendant que les exposants sont en pleine mise en place et de deux parce qu’à force de faire les mêmes brocantes d’une année sur l’autre, on a déjà une petite idée de sa qualité.

En outre, on pourrait classer les brocantes/vide-greniers en deux catégories :

  • Les « grandes » brocantes : souvent sponsorisées par un particulier qui organise son affaire généralement sur des parkings de grandes surfaces.

Mon avis : avec le temps on a plutôt tendance à les éviter, elles attirent beaucoup de monde ce qui est logique car les exposants sont nombreux, voire très nombreux, au point qu’il est parfois impossible d’en faire le tour complet. Aussi, la qualité est souvent aux abonnés absent, les exposants pour beaucoup n’inspirent visuellement pas confiance et ne se gênent pas de vous vendre des merdes à prix d’or. La négociation est presque exclue, ce qui casse l’intérêt même d’une brocante.

Paradoxalement, je me suis rendu compte que plus une brocante est grande, moins je vais y repartir avec quelque chose.

  • Les brocantes de quartier : moins mises en avant dans les annuaires faisant le recensement régulier des vide-greniers, elles sont pourtant bien plus souvent de bonne facture, on y dépense en général bien plus qu’ailleurs, car la négoce est possible avec les particuliers qui pour beaucoup font l’effort de baisser un peu leur tarif histoire de se débarrasser de leurs bricoles. Comme ce qui est rare est cher, on va pas refaire le monde, les vide-greniers de quartier se comptent sur les doigts palmés d’un manchot.

Mon avis : prévoir toujours un peu plus de monnaie que prévu dans cette situation, car les exposants vident « vraiment » leurs greniers et armoires. Dans ces brocantes de proximité, les produits neufs et l’alimentaire sont souvent proscrits, ce qui laisse une bonne place aux bricoles susceptibles d’intéresser le chineur.

Mais parlons aussi d’une troisième catégorie et celle là elle est imprévisible en plus d’être pénible :

  • Les brocantes fantômes : cette catégorie de brocante est nouvelle dans mon répertoire. Le degré d’agacement une fois arrivé sur les lieux est proportionnel au temps passé en voiture pour s’y rendre. Pour faire simple, une brocante dite « fantôme » c’est l’oasis en plein désert, le mirage complet, car l’organisateur vous annonce une « belle brocante que vous connaissez tous, très fréquentée à chaque fois » mais qui en fait ressemble plus à la tribune des supporters du club de foot de Monaco.

    entree
    Une tribune de supporters monégasque au taquet cerise.

Mon avis : certes la météo a un impact réel sur le nombre de brocantes qui sont organisées, l’organisateur n’en est aucunement responsable, il peut pas faire la pluie et le beau temps. Il n’empêche qu’il devrait être mis en place sur les annuaires dédiés un moyen de savoir si le nombre d’exposants annoncé est plus ou moins identique au nombre d’exposants réel, histoire d’éviter à bon nombre de gens de se déplacer pour rien. C’est frustrant pour le chineur, d’autant plus que cela l’amène inéluctablement à ne plus s’y rendre la prochaine fois, par crainte d’être de nouveau déçu d’avoir perdu du temps à parcourir 50 km, les mains dans les poches.

 

Détricotage sociologique

J’ai déjà dit qu’Internet était formidable, on y trouve de tout et de rien, le meilleur comme le pire.

Vous et moi avons je suis sûr une checklist de nos sites/blogs préférés où l’on se rend religieusement presque chaque jour, sinon plusieurs fois.

Pourtant, des sites qu’il vous arrivait de fréquenter ne le sont plus, et pourtant leur professionnalisme n’est plus à démontrer.

C’est le cas pour ma part avec Reflets.info

Un article à mi-chemin entre critique politique et constat sociologique a suscité en moi en regain d’intérêt pour celui-ci.

Intitulé La France des téléviseurs sur le buffet, son auteur s’attaque de front aux acteurs des médias et aux politiques, plus particulièrement à ce cher petit écran et à ce fameux parti xénophobe bien connu de tous désormais et bien trop présent dans la vie publique.

L’auteur est clairvoyant et limpide dans ses propos. Il parvient à condenser l’essentiel des problèmes (économiques, sociaux, professionnels…) qui touchent un espace géographique en marge (le monde rural) et une population sur laquelle les médias font mine d’en savoir des tonnes (les ruraux en difficulté), ce qui n’est pas (et ne peut être) le cas.

Des géographes-journalistes ou inversement c’est selon… et pas que des bons au passage comme les très médiatisés Jacques Lévy et Christophe Guillluy, qui, de mémoire de mes années fac (y a donc quelques mois), se permettent encore aujourd’hui de nous étaler leur pseudo-méthode scientifico-électorale arbitraire du gradient d’urbanité sur des portions d’espaces géographiques limités et bien choisis, faisant de cas particuliers des généralités à l’échelle du pays. Fallait oser, mais ils l’ont fait et le font encore.

Faudrait peut-être rappeler à ces gens là que la géographie prend en compte à la fois l’espace et les sociétés dans leur ensemble, qu’on ne dissocie pas un territoire de sa population et donc d’un ensemble de variables sur lesquelles on ne peut influer.

Mais bon, c’est pas un petit jeunot comme moi qui vais leur faire la morale hein.

C’est ainsi que dans vos grands quotidiens nationaux, et plus encore en période électorale comme en ce moment, vous pouvez y trouver de jolies cartes de France avec pleins de bons gros cercles colorés, si gros qu’ils en deviendraient méchants que tous ceux qui les verront sont tout de suite censés comprendre le message (simpliste, réducteur sinon discriminant) qu’on veut leur faire passer, du style, allez soyons fou c’est lundi :

Dans le Nord vous voyez là y a beaucoup de chômeurs donc beaucoup de pauvres, et ces pauvres là bah vous voyez qu’en fait ils votent surtout en faveur d’un parti d’extrême droite, et c’est terrible pour la démocratie, vous voyez ? C’est pas moi qui le dit, ce sont les chiffres.

Non.

La dimension spatiale des réalités électorales est beaucoup plus complexe.

Bref, revenons à notre article de Reflets.info parce que sinon vous aurez quitté cette page avant d’avoir lu ce que j’avais à dire.

Certes l’article a un léger relent contestataire à s’en demander si l’auteur lui-même n’est pas victime du processus qu’il décrit. Mais qu’importe, il expose en quelques phrases le lent et silencieux délitement socio-économique qui touche le monde rural vidé lui aussi, petit à petit de ses lieux de sociabilité.

Juste un petit détour et promis je ne le fais plus, j’avais lu y a un an ou deux un article sociologique révélateur de cette situation, écrit par Patrick Champagne où il expliquait pour résumer que c’était la disparition des emplois industriels et des lieux de convivialité comme le bistrot du coin qui ont provoqué la montée du vote vers les extrêmes.

Fin de mon énième parenthèse.

Dans cette situation, où le vide s’impose car il finit par être subi plutôt que choisi, il nous reste notre fameux téléviseur et ses programmes de qualité de merde qui nous déballe bruyamment et perpétuellement un discours lénifiant et négatif sur l’état de notre beau pays. Bien sûr on fera en sorte de proposer au téléspectateur ce qu’il veut entendre pour le conforter sur ses positions. Hors de question de lui montrer des alternatives, du moins positives, histoire qu’ils se mettent pas à réfléchir.

Et pourtant, la remise en question serait la bienvenue et pourrait apporter une ou des solution(s).

Car c’est pas en restant accroché au petit écran que ces gens là vont s’en sortir.

Prendre son destin en main c’est passer à l’action, même si c’est difficile au début.

Rester passif c’est laisser les autres décider pour soi.

Je vous invite à lire l’article dans son intégralité, car il y aborde bien d’autres aspects qui ont une pertinence sans égal.

 

Nutella c’est bon pour votre santé

Quand je relis mon titre j’ai tellement de mal à écrire quoi que ce soit pour justifier cette ineptie.

Quand bien même ça ferait un très bon article putaclic façon Numerama & co.

Mais je vais pas m’étaler là dessus, car j’en ai rien à tartiner.

En revanche, je ne pouvais m’empêcher de dédier cet article à mon prof de maths préféré (Cyrille, si tu me lis, sache que j’ai toujours eu les maths en horreur, mais rien n’est gravé dans le marbre) avec une petite retouche chocolatée qui elle, au moins je le crois, est bonne pour la santé.

nutella-borne

Le 8 mars du possible

« Vous les femmes… »

J’aime bien cette chanson de Julio Iglesias.

J’ai pas prêté l’oreille, mais on a du la passer en boucle sur les ondes nationales.

Hier faut dire qu’on nous a bien bassiné les esprits avec cette journée des droits de la femme.

Le 8 mars semble devenir le jour où l’on peut (enfin !) donner de la visibilité et la parole à celles qui tout le reste de l’année souffrent d’être dans l’oubli médiatique.

Alors on sature l’espace public de blabla stérile comme les journalistes aiment le faire dès qu’on sent bien que le sujet va faire jaser et surtout faire vendre par wagon.

Vous les agriculteurs

Le répertoire musical est un peu moins riche pour nos amis qui se lèvent tôt pour s’occuper du bétail.

Mais parler des femmes c’est un peu comme parler des « cul-terreux »  car si on y réfléchit bien, ces gens en fait n’existent vraiment qu’entre fin février et début mars, le temps d’un super méga salon parisien pour exalter les produits français, les « innovations » technologiques qui montrent que finalement on a de moins en moins besoin d’eux mais aussi et bien sûr le malaise de cette profession qui vit dans la pauvreté au quotidien et que les politiciens doivent secourir parce que sans eux sinon on mangerait pas grand chose et en plus de la merde.

Regardez bien parce que là on est le 9 mars, et nos agriculteurs de la France paumée, ces gens en détresse depuis des décennies pour certains, il faut le dire ils n’existent déjà plus dans l’espace public et encore moins dans nos têtes, nos petits problèmes personnels ont repris le dessus, ce qui laissera pour une nouvelle année encore des milliers de ces gens sur le carreau qui continueront, pour les plus petits d’entre eux, je le rappelle, à tomber dans l’oubli. Au mieux on nous pondra quelques rustines de secours d’ici quelques mois pour rappeler qu’on a pas parlé d’eux pour rien et qu’il faut maintenir l’agriculture française.

Enfin bon j’espère aussi qu’un jour on réussira à admettre qu’en France on sait aussi faire des produits de merde, bio ou pas bio, qui parfois sont sans goût et parfois bien trop cher pour ce que c’est. Quand c’est pas tout à la fois. Une belle étiquette locale avec un pébroc souriant et fier, tenant un agneau dans ses bras comme pour susciter une émotion du consommateur, ne suffisent pas à mon sens à me faire oublier que les OGM, les antibiotiques et autres joyeusetés c’est pas toujours ailleurs que ça se passe, c’est aussi à 100 km de chez vous aussi.

Pour les femmes ce sera un peu pareil parce qu’hier on parlait des inégalités qu’on nous rabâche sans arrêt comme si le mode « repeat » était en mode « on » dans la tête de ces journalistes : les différences de salaire, les problèmes d’insertion professionnelle… bref rien de neuf sous le soleil que d’ailleurs j’attends encore aussi. On est donc le 9 mars et je prends pas de risque en vous disant que les femmes n’auront plus l’attention qu’on leur a donné hier, elles pourront continuer à gémir dans leur coin au boulot, à la maison et dire que c’est dégueulasse que Madame Untel gagne 30% de moins que Monsieur Untel qui fait le même boulot voire qui en fait plus que lui. Bien sûr, juste par mesquinerie parce que je le veau vaux bien je ne vous parlerais même pas de Christine Lagarde la plus « influente » des frenchies. Bon et même si c’est la seule, ça peut donner de l’espoir à celles qui croit que les dés sont pipés et qu’alea jacta est.

Parlons peu, mais parlons (vraiment un peu) foot

C’est pas mon sujet de prédilection le foot et ça n’a rien à voir avec ce qui précède ne m’en voulez pas, mais voir des petits bonhommes taper dans un ballon me fait vraiment chier au bout de quelques minutes. Ça bouge parfois plus qu’un débat parlementaire soporifique du mercredi après-midi, mais je crois que depuis que l’équipe de France n’est plus l’équipe dont on pouvait se reconnaître au travers de ses joueurs, j’ai définitivement exprimé un rejet de ce sport-spectacle.

Je dois dire qu’avec la branlée que s’est pris le PSG hier alors qu’en fait cette équipe avait une marge considérable, je connais une fable de notre Jean de la Fontaine qui sera ici on ne peut plus pertinente. Voilà ce que ça fait quand on se repose sur ses lauriers quand on croit que tout est gagné d’avance. On m’a toujours dit qu’il ne fallait jamais avoir de certitudes dans la vie, car il peut se passer tout et son contraire de façon inattendue.

C’est clair que se prendre autant de buts en si peu de temps au point de perdre un match qui sur le papier était dans la poche, ça pique, mais ça montre bien aussi au passage que le contentement de soi se paie cher à la sortie.

La morale de l’histoire : avoir de l’avance sur son adversaire ne signifie pas que l’on va l’emporter sur lui.

Un lundi au soleil

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Dessin: barbaracadabra.fr

Vous aussi vous avez guetté tout le week-end notre moralisateur naturel pourvoyeur de vitamine D : le soleil.

Mais il a voulu jouer avec nous, il est resté bien caché, préférant nous laisser nous atermoyer dans une grisaille ambiante peu réjouissante.

Les beaux jours viendront, soyez patients (vous avez pas le choix de toute façon).

Vous irez déposer (ou non) votre petit bulletin blanc dans la petite urne de votre commune pour donner votre avis un dimanche matin ensoleillé.

Depuis je ne sais pas combien de temps on parle sans arrêt de ces moulins à vent.

On parle de « campagne présidentielle » comme une sorte de course (stupide) limitée dans le temps. Celui qui sera devant aura la légitimité d’ouvrir sa bouche plus grande que son concurrent.

Mais celui qui parle le plus fort n’a pas forcément raison.

Celui qui parle le plus fort n’a pas forcément les meilleurs idées.

Celui qui parle le plus fort n’a pas dit qu’il ferait ce qu’il a dit qu’il ferait.

Celui qui parle le plus fort ne dit pas ce qu’il fera pas, évidemment.

J’ai beau changer de station de radio, varier mes torchons journaux… (je ne regarde pas la TV), y a pas un moment où, aussi par sérendipité je l’avoue, je ne tombe pas sur ces beaux parleurs en mal de reconnaissance publique.

C’est à en donner la nausée. Et mes aînés en diront autant je pense. Ils diront peut-être même que c’est de pire en pire à chaque fois.

Alors avec tous les réseaux, les trucs et bidules qui permettent de partager des informations inutiles, on a amplifié le phénomène.

Maintenant, on peut-être immédiatement au courant d’un bon gros paquet de blabla insignifiant en temps réel.

Magnifique. Il faut bien s’acharner en continu à remplir la tête du peuple, pour pas qu’il se pose trop de questions (gênantes).

C’est pour cela que je ne parlerais pas ici de politique en faveur d’untel ou de bismuth pour ses propos déplacés, hors-sujet…

Bref, déconnectés du quotidien de M. Dupont qui lui a sûrement bien compris que pour avancer dans sa vie et dans la société, il n’a pas à attendre que quelqu’un d’autre décide pour lui.

Il agit, lui, tout simplement.