Le code de la (dé)route

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Comme beaucoup en France, je me suis inscrit dans une auto-école.

Comme beaucoup, je souhaite pouvoir me déplacer plus facilement à tout moment.

Le permis de conduire semble être une évidence à elle seule : c’est ce qui vous aidera à décrocher un boulot d’abord, mais aussi à pouvoir charger les courses le vendredi soir (c’est pas une option).

Dit autrement, je n’y vois pas la dimension fun derrière celui-ci (le devrais-je au fait ?)

Je ne suis peut-être comme beaucoup d’autres qui instinctivement vont penser « sortie en boîte de nuit », « galipettes », « frime » ou « vacances ».

Avoir une bagnole m’apparaît d’abord comme avoir un fardeau, un passif (en termes économiques), mais qui va activement contribuer à vous siphonner vos économies.

Soyons réalistes : assurance jeune conducteur + du coco à 1,50 euro le litre + entretien et réparations prévues et imprévues. Sans compter qu’il faut prévoir la location d’un parking pour protéger votre nouvelle compagne à roulettes si vous voulez pas l’emmener au garagiste du coin (précaution valable ici en Banlieue Parisienne).

Et y en a d’autres : contribuer au bordel ambiant, payer un ticket de stationnement, se faire flasher pour excès de vitesse, état d’ébriété, consommation de stup’…

Des comme ça, j’en ai PLEIN le coffre.

Bref. Vous vous direz alors pourquoi je le passe si j’y trouve autant d’inconvénients.

D’une : effectivement, pour avoir un vrai travail, il faut pouvoir être mobile. Au mieux, l’entreprise qui vous embauche peut vous filer le véhicule de service, c’est non négligeable. Vous avez les papiers en règle, on vous fournit le véhicule. Vous n’êtes pas dans l’obligation, ici, de posséder votre véhicule, sauf si l’offre d’emploi le précise. Au pire, c’est à clarifier avec le recruteur.

De deux : pouvoir aller presque où l’on veut, quand on veut, le temps qu’on veut.

C’est un argument qui me tient à cœur et qui me motive le plus à l’obtenir (du premier coup).

Francilien de naissance, je veux quitter ce bordel urbain, ce bruit permanent, ces gens dont l’humanité semble diluée de plus en plus à travers des relations superficielles et virtuelles.

Je veux de l’air, de la campagne, des champs, de la verdure, de la pluie, du soleil.

De la vie.

C’est pas trop demandé encore en 2017.

Je me suis égaré, comme souvent.

L’objet de cet article était d’évoquer les questions de l’examen du Code la Route.

Ce matin j’ai fais 9 fautes à ma session d’entraînement.

Hier, 5 fautes.

Y  a 2 semaines, 13 fautes.

Je progresse, c’est déjà bon signe.

Mais y a des questions, parfois, je vous jure, elles frisent l’absurdité et suscitent en moi colère, frustration ou étonnement. Voire tout à la fois.

Faut savoir que les questions ont subies une réforme l’année dernière, donc je ne peux pas juger par rapport à ce qui était demandé avant.

Il semble que maintenant on s’attarde plus sur l’aspect environnemental et les différentes pratiques d’éco-conduite.

Comme si désormais on pouvait légitimement mieux polluer, avec la conscience tranquille tiens.

Passons.

Je dénote quand même avec le temps passé en salle d’examen que les questions portaient moins sur la route en elle-même et ses dangers mais plus sur le véhicule et son conducteur.

Beaucoup de questions ont en fait une dimension mathématique (« si je roule à 50 km/h alors ma distance d’arrêt sera de 25 mètres »), psychologique (« je dois faire des pauses toutes les deux heures pour éviter la somnolence au volant ») et technique (« je dois régulièrement vérifier l’état des flancs, le gonflage et la profondeur des sculptures de mes pneumatiques »).

Je ne dis pas que c’est inutile, mais au volant, après avoir enclenché la clé de contact, je ne crois pas avoir besoin en premier lieu de me rappeler de tout cela.

Savoir que des feux de croisement ont une portée de 30 mètres maximum, c’est bien, encore faut-il savoir pourquoi, quand et comment les mettre en marche d’abord, quand et pourquoi il ne faut pas les mettre non ? (je le sais, je vous rassure, ah ah.)

En résumé, le Code de la Route s’éparpille sur des détails psycho-techniques qui troublent des candidats comme moi. Les questions sont utiles pour beaucoup mais pas indispensables pour certaines.

Je déplore le comportement des conducteurs que je rencontre, téléphone en main ou occupés à faire autre chose que de se concentrer sur la route.

C’est un conducteur d’un de deux roues qui vous le dit.

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2 commentaires sur « Le code de la (dé)route »

  1. Intéressant de voir ce que pense une personne qui passe le code. Mais des points choquent le vieux continent que je suis: ébriété, stupéfiants, vitesse. Le mieux c’est de ne pas en consommer et de réserver la vitesse aux endroits prévus pour. Un petit tour sur une piste de karting remet le conducteur à son juste niveau 😀
    Après pour le budget voiture, il faut savoir ce qu’on veut. Si pour toi c’est juste un moyen de déplacement il faut aller vers le véhicule fiable, sans emmerdes et comme t’es en région parisienne, oublie le diesel. Bref, faut pas forcément faire comme tout le monde et éviter les allemandes et italiennes pour cause de prix des pièces et de la qualité du réseau. En parlant de réseau, faut le retour des amis sur les garages de ton coin. Le budget fera le reste mais on peut penser aussi à Mazda, Toyota, Honda, mais pas Nissan, en plus de certaines Peugeot, Citroën,…
    Mais pour l’instant il y a le code et les questions citées sont justifiées et un bon conducteur doit penser à cela…Il y a quand même des trucs bien débiles comme le stationnement à l’ombre ou au soleil.

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    1. Dans les points qui choquent je rajouterais le smartphone. Quand je suis en voiture, côté passager, je suis sur les fesses de voir le nombre de fous furieux, la main droite occupée à tenir ce foutu téléphone. Avant il y avait le kit mains-libre, désormais interdit, maintenant y a le kit « main-occupée », tout aussi interdit mais bon… L’insécurité routière a de l’avenir.

      Une voiture est (et restera je pense) un outil, un utilitaire, un moyen et pas une fin en soi. Une bête Twingo d’il y a 15 ans me suffirait largement, pas besoin d’un bolide polluant qui, à défaut de potentiellement me coûter la vie ou celle de quelqu’un, va me coûter un bras pour longtemps.
      Pour le coup, oui, je fais pas comme tout le monde, du moins je réfléchis avant d’agir pour ne pas me retrouver dans la mouise.
      On m’a toujours soufflé dans l’oreille que les voitures allemandes et japonaises étaient réputées pour leur robustesse sur la durée, et qu’à l’inverse les italiennes (Fiat notamment) étaient à éviter. C’est subjectif, il faut plutôt voir ce qu’il y a sous le capot avant d’avoir des à priori.
      Il arrive qu’une marque réputée fiable comme Toyota rappelle des voitures pour un défaut majeur à posteriori.
      Il arrive aussi qu’une marque réputée fiable comme Volkswagen prenne ses gens pour des cons (les fameux tests anti pollution par exemple).
      Bref, y a à boire et à manger parce que forcément y a du pognon à se faire.
      Pour finir sur le code de la route, je suis sur la bonne file (de droite, bien sûr !) pour passer l’examen d’ici le 21 mars, tournant aux alentours de 5-8 fautes selon les tests. Je croise les doigts !

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