Le 8 mars du possible

« Vous les femmes… »

J’aime bien cette chanson de Julio Iglesias.

J’ai pas prêté l’oreille, mais on a du la passer en boucle sur les ondes nationales.

Hier faut dire qu’on nous a bien bassiné les esprits avec cette journée des droits de la femme.

Le 8 mars semble devenir le jour où l’on peut (enfin !) donner de la visibilité et la parole à celles qui tout le reste de l’année souffrent d’être dans l’oubli médiatique.

Alors on sature l’espace public de blabla stérile comme les journalistes aiment le faire dès qu’on sent bien que le sujet va faire jaser et surtout faire vendre par wagon.

Vous les agriculteurs

Le répertoire musical est un peu moins riche pour nos amis qui se lèvent tôt pour s’occuper du bétail.

Mais parler des femmes c’est un peu comme parler des « cul-terreux »  car si on y réfléchit bien, ces gens en fait n’existent vraiment qu’entre fin février et début mars, le temps d’un super méga salon parisien pour exalter les produits français, les « innovations » technologiques qui montrent que finalement on a de moins en moins besoin d’eux mais aussi et bien sûr le malaise de cette profession qui vit dans la pauvreté au quotidien et que les politiciens doivent secourir parce que sans eux sinon on mangerait pas grand chose et en plus de la merde.

Regardez bien parce que là on est le 9 mars, et nos agriculteurs de la France paumée, ces gens en détresse depuis des décennies pour certains, il faut le dire ils n’existent déjà plus dans l’espace public et encore moins dans nos têtes, nos petits problèmes personnels ont repris le dessus, ce qui laissera pour une nouvelle année encore des milliers de ces gens sur le carreau qui continueront, pour les plus petits d’entre eux, je le rappelle, à tomber dans l’oubli. Au mieux on nous pondra quelques rustines de secours d’ici quelques mois pour rappeler qu’on a pas parlé d’eux pour rien et qu’il faut maintenir l’agriculture française.

Enfin bon j’espère aussi qu’un jour on réussira à admettre qu’en France on sait aussi faire des produits de merde, bio ou pas bio, qui parfois sont sans goût et parfois bien trop cher pour ce que c’est. Quand c’est pas tout à la fois. Une belle étiquette locale avec un pébroc souriant et fier, tenant un agneau dans ses bras comme pour susciter une émotion du consommateur, ne suffisent pas à mon sens à me faire oublier que les OGM, les antibiotiques et autres joyeusetés c’est pas toujours ailleurs que ça se passe, c’est aussi à 100 km de chez vous aussi.

Pour les femmes ce sera un peu pareil parce qu’hier on parlait des inégalités qu’on nous rabâche sans arrêt comme si le mode « repeat » était en mode « on » dans la tête de ces journalistes : les différences de salaire, les problèmes d’insertion professionnelle… bref rien de neuf sous le soleil que d’ailleurs j’attends encore aussi. On est donc le 9 mars et je prends pas de risque en vous disant que les femmes n’auront plus l’attention qu’on leur a donné hier, elles pourront continuer à gémir dans leur coin au boulot, à la maison et dire que c’est dégueulasse que Madame Untel gagne 30% de moins que Monsieur Untel qui fait le même boulot voire qui en fait plus que lui. Bien sûr, juste par mesquinerie parce que je le veau vaux bien je ne vous parlerais même pas de Christine Lagarde la plus « influente » des frenchies. Bon et même si c’est la seule, ça peut donner de l’espoir à celles qui croit que les dés sont pipés et qu’alea jacta est.

Parlons peu, mais parlons (vraiment un peu) foot

C’est pas mon sujet de prédilection le foot et ça n’a rien à voir avec ce qui précède ne m’en voulez pas, mais voir des petits bonhommes taper dans un ballon me fait vraiment chier au bout de quelques minutes. Ça bouge parfois plus qu’un débat parlementaire soporifique du mercredi après-midi, mais je crois que depuis que l’équipe de France n’est plus l’équipe dont on pouvait se reconnaître au travers de ses joueurs, j’ai définitivement exprimé un rejet de ce sport-spectacle.

Je dois dire qu’avec la branlée que s’est pris le PSG hier alors qu’en fait cette équipe avait une marge considérable, je connais une fable de notre Jean de la Fontaine qui sera ici on ne peut plus pertinente. Voilà ce que ça fait quand on se repose sur ses lauriers quand on croit que tout est gagné d’avance. On m’a toujours dit qu’il ne fallait jamais avoir de certitudes dans la vie, car il peut se passer tout et son contraire de façon inattendue.

C’est clair que se prendre autant de buts en si peu de temps au point de perdre un match qui sur le papier était dans la poche, ça pique, mais ça montre bien aussi au passage que le contentement de soi se paie cher à la sortie.

La morale de l’histoire : avoir de l’avance sur son adversaire ne signifie pas que l’on va l’emporter sur lui.

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