Le choix d’avoir le choix

Je suis volontairement resté muet au lendemain de la foire électorale de dimanche dernier.

Quoi de plus normal, je ne me suis pas rendu au bureau de vote, comme des millions d’autres français. Je n’aurais donc (soi-disant) pas la légitimité d’émettre une opinion à sur ce sujet.

Cela reste discutable, voter restant un droit, non un devoir comme l’on rappelé religieusement à longueur de journée les journalistes d’une radio publique nationale, France Inter.

C’était pour ma part voulu et décidé depuis des mois et je ne regrette pas tant que ça ce choix, un choix apolitique qui fait que je considère que le monde et les individus peuvent vivre selon leurs aspirations sans être branchés H24 sur RTL à écouter des débats stériles.

J’ai beau être jeune, grincheux, râleur, têtu etc. je ne suis pas un anarchiste ni un révolutionnaire engagé qui veut refaire la société et persuader mon prochain de foutre en l’air le système du jour au lendemain.

Ce choix résulte simplement d’une réflexion profonde, où je me suis demandé à plusieurs reprises :

Finalement, la politique, la religion… Ce qui anime les masses et agite les esprits depuis des siècles… Est-ce que ça m’aide à avancer positivement dans ma vie ?

Bien entendu, la réponse immédiate est un non pur et simple.

J’ai conscience que l’essence même de la politique ou de la religion n’a pas de visée malveillante ; les médias ont depuis toujours contribué à en modifier l’image de façon à annihiler en l’individu tout esprit critique, contribuant de fait à davantage diviser les individus qu’à les rassembler autour de réflexions constructives.

Agacé par tant de bêtise médiatique, aucun des 11 candidats n’a retenu mon attention.

La veille et le jour J je me suis pourtant penché sur le sujet, j’ai quand même cherché à savoir ce que certains promettaient, toute étiquette politique confondue.

Je suis quand même resté effaré par tant de promesses populistes, j’ai senti que les petits stagiaires chargés de comm’ ont dégainé l’artillerie lourde, le Saint-Photoshop, pour en mettre plein les yeux, parce que l’image importe plus que les idées, la forme plutôt que le fond. Ça ne choque plus tellement c’est devenu banal.

Cela a simplement confirmé une opinion qui était solidement fixée dans mon esprit : beaucoup de blabla, de couleurs et de sourires forcés pour au final une enculade arc-en-ciel.

Et puisque que ces gens là vivent dans leur monde, j’ai choisi aussi de vivre dans le mien, avec mes projets et mes problèmes, sans pour autant faire chier qui que ce soit puisque je n’agis pas au détriment de quelqu’un ou de quelques uns, mais en vue d’apporter quelque chose de positif au plus grand nombre.

Je n’ai pas de belles paroles à vendre. Je ne vis pas dans la projection d’un utopique lendemain qui chante qui n’arrivera probablement jamais.

La conjoncture économique et sociale est au centre de celles et ceux qui en subissent les effets délétères : les gens au chômage, qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois en dépit d’efforts consentis, l’uberisation de la société, les réseaux sociaux servant de plus en plus de vecteur de rumeurs, l’appauvrissement des liens familiaux et j’en passe.

On fait un formidable bond en arrière. Et quand je dis « on », c’est sûrement vous et moi, la classe « moyenne » qui n’est ni à tout à fait rassurée ni tout à fait dans la merde.

L’affiche de vainqueurs pour le second tour du 7 mai prochain en revanche, est prometteuse.

Elle nous promet pas mal de régressions à venir, une précarisation multi-sectorielle lente et douloureuse pour celles et ceux qui déjà peinent depuis plus de 10 ans au moins.

L’un ou l’autre ne feront pas le dixième de ce qu’ils prétendent vouloir faire, ou du moins, pas de la façon dont nous l’imaginons. Il y a aussi fort à parier que des mesures déplaisantes sortent de leur chapeau.

Que reste-t-il alors à faire ?

Agir et ne pas se laisser marcher sur la gueule sans rien dire ni rien faire.

Trouver au fond de soi la force qui nous permet d’avancer vers notre but.

Mon non-pote le smartphone

Le smartphone et moi, c’est un peu comme mauvais feuilleton TV.

Au choix, et pour bien montrer qu’au moins trois pays différents savent faire de la merde pour capter l’attention : les Feux de l’Amour, Plus Belle la Vie ou Derrick. J’allais presque oublier les télénovelas espagnoles dis donc. Des séries à succès, bien sûr, et reconnues pour la qualité des acteurs, du scénario et du montage. Des séries qui méritent la palme de l’instruction populaire, faisant de la ménagère de moins de 50 ans, notre bonne vieille Mme Michu, une érudite catapultée dans les plus hautes sphères philosophiques.

Bien entendu, je dérape mais ça me chatouillait le clavier.

Je disais donc que le smartphone c’est un « je t’aime moi non plus« , à mi chemin entre le Rubik’s Cube et le Tangram mais au final ça finit toujours mal avec lui.

Il m’arrive de temps à autres de le ressortir, de le paramétrer, mettre les applications Android « utiles » (navigateur, agenda, gestionnaire de tâches, Wikipédia).

Et d’un coup, badaboum, la coupe est pleine, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, et je range tout au placard, je reprends mon bon vieux téléphone basique.

Si j’en fais un article, c’est simplement pour m’interroger sur ces raisons d’agir.

Je vais pas vous mentir, je suis comme (à mon avis), 80% des utilisateurs de smartphone :

  1. Je le sors à la moindre occasion pour chercher une information le plus souvent factuelle (sinon inutile) qui aurait très bien pu attendre d’être lue chez moi quelques heures après. Comme le plus souvent je ne note pas ce que je viens de lire, il y a fort à parier que le lendemain (voire même avant) j’aurais oublié ce que ladite recherche m’a apporté. Il faudra y revenir un jour ou l’autre peut-être donc.
  2. Il me reste 60% de charge. 60% ?! Vite, mon chargeur, on ne sait jamais.
  3. J’y note absolument tout ce que je pourrais noter ailleurs. On m’a souvent dit « diviser pour mieux régner ». Le pire c’est que j’opine la tête de haut en bas. Pourtant je me plais à centraliser tout ça dans un smartphone. Et Google se fait une joie de mes données aussi. Tout le monde est content alors ? Pas vraiment.
  4. Cette fausse impression permanente qui vous fait croire que vous avez reçu quelque chose de la part de quelqu’un, justifiant le fait que vous ne pouvez vous empêcher ne serait-ce que de regarder si la diode verte au dessus de l’écran est allumée.
  5. Vous avez des sueurs froides quand votre réseau est en Edge. Cela signifie qu’Internet vous allez devoir vous en passer pendant un moment. Pourtant ça n’empêche pas de… téléphoner.

Bon et des comme ça on pourrait en faire une liste de courses mensuelle.

Il n’empêche qu’en repassant au téléphone de base, je me rends compte que le smartphone ne me manque pas, les applis non plus. Mieux encore, je n’ai plus 45 publicités qui m’explosent à la gueule toutes les 10 secondes.

Soulagement.

Y a pas de mauvais outil

Il n’y a que des mauvais ouvriers.

Cette maxime résonne fort juste dans ma tête tellement j’aurais pu me l’appliquer ces derniers jours.

Pourquoi dis-je cela ?

Parce que bon, la bonne nouvelle déjà pour commencer c’est que j’ai réussi à finir mon 4×4 Meccano. Et c’était pas de la tarte, vraiment.

Posons le décor tout de suite : j’ai deux mains gauche, ou du moins pour euphémiser un peu à la Romain, je ne me suis jamais donné beaucoup d’occasions d’être davantage plus habile.

Bricoler aurait pu être mon truc, j’aurais pu en profiter dans mon enfance lorsque j’allais passer mes vacances à la maison de campagne de mes grands-parents, y avait de quoi faire, mes souvenirs pas si lointain me rappelant la quantité astronomique d’outils dont mon grand-père dispose encore.

Mais non, « petit » Romain préférait jouer. Jouer à la GameCube, à la GameBoy, faire du vélo, jouer au foot. Bref, mes priorités étaient ailleurs, pas au bon endroit je pense, maintenant que je suis un grand dadet de  24 ans je regarde tout cela d’un œil critique.

Il m’est impossible de refaire le passé cependant, dixit Doc et Marty.

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Le passé est révolu, le futur n’existe pas encore. Reste le présent !

N’empêche que le Meccano, c’est un jeu, oui, mais un jeu ludique, et c’est pour ça que j’avais envie d’y passer du temps. Je suis loin d’être le seul adulte dans ce petit monde à m’y adonner. Certains le font même par passion, en plus d’être des collectionneurs.

Quand je disais en début d’article qu’il n’y avait pas de mauvais outils mais des mauvais ouvriers, cela sous-entendait que j’ai fais des retours en arrière en cours de construction en raison de mon défaut d’analyse. Les schémas sont clairs, je reviens pas là dessus, mais parfois trop petits bien qu’ayant de bons yeux.

Le gros défaut est  présentement en train de vous écrire, c’est le bonhomme qui s’entête à en vouloir n’en faire qu’à sa tête : c’est moi.

Je ne compte plus les fois où je me suis pris le chou « parce que ça rentre pas » ou « ça force c’est pas normal » (disons aussi que c’est déjà bien de le reconnaître).

Je suis pas de nature patient, pour le coup le Meccano c’est d’abord un défi personnel avant d’être un plaisir ludique.

Et puis bon, il faut parfois aussi demander de l’aide pour avoir un autre point de vue, et là, pour le coup, ça aide beaucoup.

Exemple :

« la pièce là, regarde fiston, elle est à l’envers »

Bien vu, merci P’pa.

Impatient je suis, entêté je me dois de moins être.

C’est ce que j’en retire d’un simple Meccano.

J’avais déjà eu une première expérience Meccano, avec une moto, je me souviens aussi que les pièces étaient plus solides.

Ah, le bon vieux temps de la pâte à modeler Play-Doh et son odeur de l’espace.

Ah, le bon vieux temps du Kapla que tout gamin va démolir avec plaisir.

Ah, ces bons vieux Lego de toutes les couleurs (et les éditions spéciales Star Wars qui se retrouveront mélangées à des pièces classiques)

Sans oublier les mini dominos en plastique colorés.

Bref.

C’était ça mon enfance.

Je regrette pas ces moments.

Le passé appartient au passé, mais il n’est pas dit qu’il est impossible de le vivre encore dans le présent, la preuve, même si c’est différent.

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Voilà le bestiau (qui ne roule pas je rappelle)

Où est … ?

Et vous remplacerez les points de suspension par ce qui vous chante.

Pour aujourd’hui j’aurais mis à la place « la pièce manquante », celle qui m’aurait permis hier de continuer le montage de mon 4×4.

Un 4×4 de bonhomme, un vrai, motorisé en plus, grâce à 4 piles et sans télécommande parce que chez Meccano c’est la crise, on coupe dans ce qui ne semble pas nécessaire vous pensez bien, le gamin pour qui normalement c’est destiné à l’origine n’aura pas le plaisir de télécommander sa voiture pour laquelle il aura passé des heures à monter.

Il semblerait donc que chez Meccano on ait prit de l’avance sur la technologie parce que dans un futur proche vous le savez on nous en parle de plus en plus que les voitures se conduiront toutes seules. Je serais pas étonné que les voitures sans volant deviendront la norme. C’est pas demain, mais après-demain.

Enfin c’est pas grave, parce que le gosse lui s’en fiche de tout ça, ce qu’il veut et s’il a la patience nécessaire, c’est monter son gros 4×4 comme celui du packaging, même si après il verra la bagnole filer toute seule en ligne droite parce qu’il aura pas la télécommande je le répète. De toute façon ce n’était même pas écrit qu’une télécommande soit prévue, c’est juste marqué « motorisé ».

Par contre, et pour le coup c’est rigolo et ça peut même se retourner contre eux, c’est qu’il est écrit nul part qu’une pièce peut être manquante. Là Meccano vous me servez sur un plateau doré le droit d’exiger de vous que vous m’échangiez vite fait bien fait mon pack contre un autre alors. Enfin ça c’était envisageable si j’avais encore la preuve d’achat sous le coude.

Une pièce qui manque ça arrive, si c’est une vis, un boulon, une rondelle… on peut toujours se débrouiller. Mais quand c’est un engrenage, et à plus forte raison l’engrenage qui permet au 4×4 de rouler, on va le dire franchement : ça fait chier.

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Une récompense est prévue si vous me le retrouvez

La conséquence directe étant qu’il faut juste se dire que la fameux 4×4 il fera du sur-place en haut de l’étagère, un point c’est tout. Et ça c’est le scénario optimiste, si j’en arrive au bout (63 étapes) et qu’en chemin je me rende pas compte qu’il manque encore une pièce.

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C’était pourtant bien parti. Je ne dirais rien sur l’outillage fourni, c’est promis

On est le 1er avril, si ça m’était arrivé aujourd’hui j’aurais pu faire un article du style que Meccano a voulu me faire un gros poisson. Pas de chance, je l’ai commencé hier, je suis pas synchro.

Je ne connais qu’un vrai gaillard capable de faire téléguider un Meccano incomplet par la pensée, vous le connaissez sûrement, même si lui je pense vous connais encore mieux que vous même. Réponse en image

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On savait tous que c’est Renaud qui lui a piqué les paroles

J’aurais pu bifurquer sur l’article de Cyrille qui nous dit que sa fille croyait que c’était M. Pokora qui a fait la chanson « Belinda » de notre feu Cloclo, car c’était l’occasion de faire un rappel évident que l’eau et l’électricité ça fait pas bon ménage, et que Renaud en fait il avait un peu raison.