L’auteur du blog

Dévoiler son identité, sa vraie identité, est devenu banale dans notre société.

Raconter sa vie sur les réseaux sociaux, montrer à tout le monde que l’on fait des choses sans grand intérêt et se galvaniser jusqu’à la nausée d’être fier de l’avoir fait relève d’une attitude « normale ».

Le blog n’a plus la primauté dans le vacarme médiatique, relégué au cimetière numérique des outils de communication antique. Un peu comme le Minitel s’est fait bouffer par l’ordinateur et le Web. Enfin, je dirais que peu de gens aujourd’hui regrettent de ne plus composer le 3615 Pages Jaunes pour trouver un numéro de téléphone.

Mais pour le blog, c’est différent. Le blog est une interface à rebours de l’immédiateté.

Le blog est pour beaucoup comme pour moi le lieu de la réflexion, où l’on attend pas un retour systématique, un « j’aime » ou un partage dans la minute.

Un blog, c’est un livre virtuel, où chaque page est à créer, et où son auteur y écrit son réel, sa perception de la réalité, qui n’attends que la réponse d’un visiteur estimant nécessaire d’infirmer ou d’affirmer ce qui y est dit.

C’était une parenthèse de l’espace, parenthèse que je referme désormais, mais qui me semblait nécessaire d’écrire pour clarifier ma position au sein d’une blogosphère en orbite autour des différents réseaux dits « sociaux » que l’on érige en moyen de communication incontournable mais que certains, dont je fais partie, contournent pour des raisons personnelles.

Passons aux présentations.

Sans titre

Je m’appelle Romain, j’ai 24 ans (non je n’ai pas 18 ans) et j’aime les photos en noir et blanc, m’voyez.

Modestement prétentieux, furieusement curieux de tout, je m’intéresse au monde qui m’entoure, à son évolution et – sans rire – son involution.

Lire de la sociologie, écrire sur une feuille de papier, chanter gueuler sur du post-hardcore russe, faire la vaisselle à la main, jardiner, faire de la cuisine pour les autres et pour moi-même sont autant de choses que je sais plus ou moins bien accomplir dans une journée.

Ça paraît pas, et pourtant.

Doublement diplômé en Sciences Humaines et Sociales (avec les MAJUSCULES, pour me donner un prestige légitime), j’ai fais une Licence de Géographie avec un parcours Communication dans un premier temps, puis j’ai enchaîné sur une Licence Professionnelle Aménagement des territoires urbains.

Fallait pas se faire d’illusion au sortir d’une Licence générale, continuer était une évidence, quoique dans la tête d’un jeune de 22 ans, ça ne semble pas toujours couler de source, on pense que ça y est le plus gros du travail est fait. Loin de là, bien entendu, car aucune expérience professionnelle capitalisée en cours de cursus.

Était alors venu l’heure du choix de la poursuite d’étude. Un Master en Géographie me tendait les bras. Mais d’une part je n’ai pas voulu rempiler deux années de plus à plus d’une 1 heure de trajet (quand tout va bien avec les transports) et d’autre part, je n’avais pas entrevu encore de perspective professionnelle qui m’aurait incité à le faire.

Le choix s’est donc porté sur une formation professionnelle courte, avec stage pour avoir un peu d’expérience. Ce choix était quelque peu redondant, j’en ressors toujours avec un Bac +3.

Si ce n’était que redondant, ça aurait pu passer, le problème est qu’au sortir d’une prétendue formation sélective recherchée par les employeurs » il s’avère au moment de chercher un emploi que d’une part les offres sont peu nombreuses et réservées à des Bac +5 avec expérience (de 2 ans minimum sinon plus) et souvent en possession d’un permis B.

Autrement dit, je me retrouve actuellement avec deux diplômes du supérieur sur le dos, inutilisables en tant que tels. Au mieux, et c’est ce qui m’a amené à le faire cette année via le CNED, étant de passer un concours de la fonction publique, dans mon cas celui de Rédacteur territorial.

Le concours d’Attaché territorial m’était ouvert, mais compte tenu du nombre de places limité et de la surreprésentation des diplômés Bac +5 voire plus, la raison a calmé mes ardeurs.

Je reconnais que c’est se sous-estimer et sous-estimer ses capacités.

La Licence Professionnelle m’a, déjà, à minima, offerte toutes les clés pour réussir ce concours : rédaction d’une note de synthèse, sélection, hiérarchisation et tri pertinent de l’information, bases solides en finances locales, connaissance des collectivités territoriales etc.

En gros, je me suis inscrit à un concours dont je crois déjà connaître les règles du jeu, il s’agit pour moi de rafraîchir mes connaissances pour être opérationnel à l’écrit.

Car, bien entendu, un oral s’ensuit devant un jury, portant sur les motivations personnelles et professionnelles qui justifieront le statut de fonctionnaire que vous souhaitez obtenir.

C’est sur cet aspect que le travail est à faire.

Autrement, si vous avez lu mes premiers articles, vous saurez que je passe actuellement mon permis de conduire. C’est devenu aussi un outil indispensable, quoiqu’on peut se poser la question de son utilité à Paris et Banlieue Parisienne.

Je ne mise pas tout sur ce concours, qui encore une fois ne me donne pas de boulot au bout, simplement un statut public ainsi qu’une ligne de plus sur une liste d’aptitude. A ma charge encore de trouver un employeur… qui exigera les mêmes choses pré-citées.

Le serpent qui se mord la queue.

A bientôt 25 ans, ma situation devient tendue : diplômé, sans emploi car sans expérience, j’ai conscience que beaucoup d’anciens étudiants ont dû faire le choix de prendre un boulot qui n’a aucun rapport avec leur formation (quand c’est possible) ou de remettre une nouvelle fois les pieds à la fac.

Pour la rentrée de septembre 2017 je vise cette seconde option, toujours dans l’optique d’une formation courte, mais cette fois-ci en alternance uniquement, très certainement en tant que Chargé de communication pour les collectivités territoriales et les associations. L’avantage est double, j’accumule de l’expérience pro pendant un an en continu et je me spécialise dans ma branche d’origine.

En revanche, je ne met pas de côté une formation en alternance, de niveau bac, spécialisée dans les Métiers de la forme.

Ce choix réside dans le simple fait que la musculation, le fitness, le sport en général est une passion qui m’anime depuis de longues années, au quotidien. J’ai appris à me connaître, à me dépasser, à frôler avec mes limites physiologiques, nerveuses, musculaires, psychologiques.

On en ressort plus fort, prêt à se battre contre soi-même pour se prouver que l’on est capable.

J’ai envie de transmettre cette passion, d’enseigner et d’expliquer les mouvements et techniques favorisant le développement musculaire, limitant les douleurs articulaires, permettant la rééducation parfois.

Bref, partager une passion et la vivre chaque jour, pour en vivre, tout simplement.

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En mars 2017, vous aurez remarqué que je mise pas mal sur le dos et les épaules