Musculation : Pedro les bonnes excuses


Avertissement : cet article relate un cliché classique en musculation.
Mais raconté à ma sauce, le ton, le point de vue et les arguments ne seront pas ceux que vous retrouverez d’ordinaire sur les sites de musculation.


Pedro* est un pratiquant que je vois presque tous les jours à ma salle.

Il pratique depuis environ 4 ans.

Il est inscrit dans la même salle depuis environ 2 ans.

Il a quitté son ancienne salle pour un motif commun à bon nombre de salles low-cost qu’est le manque d’entretien global et/ou de renouvellement du matériel.

Lundi 19 juin 2017, il est 12h15. Jour des pecs. J’ai même le T-shirt dédié.

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On m’a dit que Batman benche lourd pour mettre des fessées à Robin.

J’avais vu Pedro à mon arrivée à la salle, 30 minutes auparavant mais il était à l’autre bout de la salle. Comme souvent, je le vois taper la discute avec d’autres gars que je connais aussi, mais qui travaillent avec un peu plus de sérieux.

Pour Pedro comme pour beaucoup, et j’en ai vu passer des wagons entiers, la salle est devenu le nouveau café du coin, où on se pose d’abord pour bavasser pendant environ 2 heures. Alors bon, on va pas faire son chiant, une fois ça passe, on casse son entraînement pour faire plaisir à Pedro et lui accorder l’attention qu’il recherche et qu’il ne retrouvera pas entre ses 4 murs. A la deuxième fois, on remet ses écouteurs et on respecte son temps de repos pour pas foutre en l’air sa séance.

Parce que Pedro, on sait qu’il aime la tchatche.

Son physique le trahit peut-être.

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L’effet plateau : ce grand ennemi des pratiquants.

Il est pas très grand, pas très musclé. Il me disait hier qu’il faisait environ 15 tractions.

Au bout de 4 ans, c’est le meilleur que je lui aurait souhaité le premier jour.

Je ne l’ai pourtant jamais vu effectuer le moindre Développé couché, Soulevé de terre, Squat et Développé militaire (la base de la base quoi).

Son secret de winner, qu’il peut doit bien garder pour lui, faut juste être un observateur averti, c’est qu’il brouille les pistes en faisant quelques exercices mono-articulaires du type curl à la barre EZ en se balançant d’avant en arrière parce qu’il met trop lourd, comme d’habitude. Et la nuit il fait comme Batman, il envoie du pâté comme jamais.

Bref, Pedro est un pratiquant bien identifié. Il applique parfois les mauvais conseils de débutant, du style manger une orange à midi entre deux discussions de comptoir.

On retrouve ce type de pratiquant année après année, quand le climat estival arrive.

Dès que le froid s’annonce… Brrrrr… Pedro reste bien au chaud chez lui, car on ne le voit plus. A moins qu’il vienne plus tard dans la journée, quand la salle est blindée, ce qui m’étonnerait franchement, car Pedro le dit lui-même, (il) préfère venir quand y a pas trop de monde.

Alors… qui est Pedro ?

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Indice : Pedro n’est pas un ours polaire.

Oui vous avez trouvé ! 

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       Pedro est un touriste ! Mais il est pas asiatique…             En même temps, Pedro… hein.

Bon, maintenant le tableau est posé.

Il est pas le premier et loin d’être le dernier.

Heureusement, ce profil de pratiquant n’est qu’une minorité à l’échelle d’une salle.

On en identifie 3 ou 4 à l’heure, pas plus je dirais.

La plupart viennent pour faire quelques exercices en criant comme si on leur enlevait un bras. Autant dire que pour eux, la salle de musculation n’est qu’un environnement leur permettant d’exprimer leur animalité, espérant attirer le regard et l’attention qui leur font cruellement défaut au travail et/ou chez eux.

Quand y a de la petite (aka la gente féminine), ce n’est plus une séance muscu lourde mais une séance ciné-drague, lourde aussi, mais pas pour la même personne.

Maintenant que j’ai fini avec ma digression habituelle et que je ne sais plus comment amener le sujet principal de mon article, c’est sans transition que je vais vous relater une petite phrase choc par notre ami Pedro hier matin :

Je suis pas motivé en ce moment, je vais changer de salle.

Une phrase d’une banalité affligeante diras-t-on, à placer quand même dans le contexte actuel qui est qu’une salle flambant neuve a ouvert ses portes avec 6 mois de retard, tout près de notre salle actuelle.

Ses propos ne m’auraient pas irrité la veine du biceps s’il n’avait pas insisté dans sa bêtise,  en me sortant un truc du genre

Au début j’étais motivé… mais la salle est trop petite… et y a personne (à draguer ?)

Pedro est d’une crédibilité sans faille parce que Pedro pense que si lui n’a pas envie de se bouger les arpions sous les barres, c’est pas de sa faute, comprenez que c’est la salle qui lui fait pas envie.

J’ai pas le souvenir que les plus grands athlètes (non dopés bien sûr) aient eu besoin d’avoir des machines guidées avec écran de TV pour réussir dans le parcours ?

Limite il faudrait que quelqu’un pousse la fonte à sa place pour qu’il puisse avoir plus de temps devant lui pour taper une discute.

Du coup Pedro veut aller voir ailleurs.

Là où c’est tout beau, tout neuf. Jusqu’à ce que la nature peu précautionneuse de l’Homme moderne et civilisé se charge du reste.

Je lui ait fendu d’un simple :

On en reparle dans 6 mois, dans 1 an.

Dans 6 mois, dans 1 an qu’importe, il sera comme il est aujourd’hui, parce qu’il aura tout le matos à sa disposition mais se contentera de les regarder ou de mal exécuter l’exercice, quitte à mettre trop lourd.

Parce que oui, et ce sera le mot de la fin, un vrai bonhomme expérimenté sait que plus on met lourd, plus on prend du muscle, c’est bien connu la preuve, on en a du Dwayne Johnson (**) et du Terry Crews (**) à chaque coin de rue.


(*) Le prénom a été changé, bien entendu.
Un (gros) indice quand même : il a le même prénom que notre professeur de mathématique/informatique d’un lycée agricole du sud de la France.

(**) Ces acteurs sont aussi naturels

Podcastez et rendez minable la bande FM

Conjuguez avec moi le verbe « podcaster » : « je podcaste », « tu podcastes »… « nous emmerdons envoyons bouler la radio mainstream ».

Le podcast n’est pas un canal de diffusion nouveau, ça fait à la louche environ une bonne dizaine d’années que l’on peut écouter des émissions produites par des grands groupes (Radio France, RTL…) et des podcasteurs plus ou moins indépendants qui avec le succès constant mais croissant, ont monté leur propre régie.

On va y aller franco: iTunes a contribué à rendre le podcast populaire.

Le logiciel est – et à pour moi toujours été – une usine à gaz verrouillée aux possibilités restreintes. Je ne parle même pas du système de synchronisation discutable. Prenez garde à la synchronisation d’un iDevice qui ne vous appartient pas, un clic effaçant toutes les données est vite – très vite – arrivé. #çasentlevécu

J’avais abordé le sujet y a quelques temps, tirant à boulet rouge la médiocre qualité des radios et émissions proposées imposées en France.

Du talk show à l’américaine tournant rapidement au pugilat langagier douteux et inintéressant en passant par les musiques de bas de plafond entendues ad nauseam depuis des décennies, entrecoupées par des encarts publicitaires intempestifs (CONSOMMMMMMMMEZ C’EST UN ORDRE), je me suis depuis longtemps rabattu vers le podcasting bien choisi en amont afin de conserver une santé mentale et acoustique potable sur le long terme.

Sur smartphone comme sur tablette, j’utilise l’excellente application Podcast Addict.

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C’est parti pour ma sélection de podcasts :


Le RDV Tech 

Animé par Patrick Béja, cette émission d’actualité et de culture informatique bi-mensuelle condense en des mots simples et clairs la masse d’info que vous glaneriez en temps normal sur différents sites spécialisés au fil des jours. Cet ancien salarié de chez Blizzard désormais reconverti comme podcasteur pro à temps plein (le boulot est colossal, de la préparation à la production de l’émission jusqu’au fignolage de dernière minute), est régulièrement accompagné de Jérôme Keinborg et, mais ça fait un bail que je l’ai pas entendu, Manuel Dorne (aka Korben).

Je connais l’émission depuis plusieurs années déjà, ne l’écoutant pas auparavant de façon attentive et régulière. Mais la qualité est allée croissante au fil du temps, suscitant mon regain d’intérêt et surtout, le souhait de ne pas avoir à me taper toute ma liste de sites d’actu.

Le petit + de l’émission étant l’ambiance toujours chaleureuse et conviviale, des débats qui parfois glissent un peu trop vers la politique mais qui dans l’ensemble restent constructifs.

On pardonnera les quelques moments où l’on entend que Patrick perd le fil de ses propos, Heureusement qu’il a ses notes sous les yeux !


Positron

Encore une fois animée par Patrick Béjà, cette émission culturelle dite « de bons plans » nous propose chaque mois des films, séries, BD, romans, jeux vidéo et que sais-je encore à (re)découvrir.

Le principe est simple : 3 personnes (dont l’animateur) proposent chacun leur tour ce qui mériterait d’être (re)vu, (re)lu ou (ré)écouté. C’est globalement assez divertissant et suffisamment court (30 minutes max par podcast) pour être suivi avec attention sur le trajet du boulot.

L’intérêt du podcast étant de noter quelque part, par la suite, ce qui vous a convaincu de découvrir (bien entendu).

J’écoute Positron par pure curiosité, n’étant ni gamer, cinéphile ou sérievore, plutôt littéraire mais pas du tout fan de S-F, il est rare que je me dise « ah je vais me regarder ça ce soir », mais le ton léger de l’émission suffit à me laisser prendre au jeu.


Appload

Encore un podcast de chez frenchspin, Appload est une émission dédiée aux applications smartphone et tablette.

C’est un bon moyen de découvrir de nouvelles apps, leur intérêt et leur utilité.


Les Technos

Dans la même veine que le RDV Tech, les Technos est un podcast franco-belge qui décortique l’actualité informatique de la semaine.

Son originalité vient de sa formule, sous la forme d’un abécédaire qui passe en revue les actualités les plus importantes.

L’animateur et les chroniqueurs discutent et débattent de façon légère, là aussi, sans prise de bec.


Les Démons du midi

Nous changeons de thématique et passons sur du podcast musical orienté jeux-vidéo.

Les deux animateurs que sont Pipo (Canard PC) et Gautoz (Gamekult) nous font partager les nouveautés et reliques musicales créées pour les jeux.

A chaque musique, vous en apprendrez davantage sur le compositeur et les circonstances de sa création musicale.

Les musiques sont très variées : du rock bien lourd, parfois du space-électro, la légèreté d’une harpe etc.

Bref, si vous êtes éclectique et curieux d’entendre des perles (bonnes et mauvaises), ce podcast mensuel de Radio Kawa ravira vos tympans.

 

Projet

A moins que vous ne soyez pas en France en ce moment (vous avez pas tord au fond), l’été s’installe, on le ressent très bien. Tellement bien que dans les heures et jours à venir, je parie que nous aurons droit aux éternels râleurs du « il fait trop chaud« .

Les mêmes qui, sois dit en passant, y a 2 mois, disaient « il fait trop froid« .

La météo est le sujet de prédilection par excellence quand on a rien à se mettre sous la langue durant une conversation. Un matin, comme tous les matins (sauf le mercredi, jour des gosses, c’est son RTT hebdomadaire) vous croisez l’un de vos voisins à qui vous n’avez que pour habitude et par politesse de dire bonjour. Vous y placez un morceau de météo tel un Louis Bodin pour lancer un semblant de conversation.

Bientôt vous pourrez parler Roland Garros, Tour de France et vacances.

Avec un peu de chance, votre voisin s’il est bien luné mais à qui vous avez fait la tronche tout l’hiver chaque matin à l’arrêt de bus habituel tellement il faisait moche et que c’était déprimant pourra devenir une connaissance amicale … avant que vous ne lui refassiez une tronche de troll à l’automne. Ah ah ah.

Okay, je fais un peu dans le sadique l’idyllique, mais c’est aussi ma conception du réseau social en dur.

Voilà pour l’aparté rituel qui me colle à la peau sur ce blog.

On arrive donc à la moitié de l’année 2017.

Tandis que certains lycéens potassent (ou non) pour leur bac à sable, d’autres peaufinent les préparatifs de leur prochaine destination sous les cocotiers.

N’étant plus concerné par le premier que j’ai eu laborieusement en 2010, je ne suis pas non plus concerné par le second, la douce saveur des impôts vous rappelant qu’entre manger des pâtes et des patates 10 mois sur 12 ou avoir un mode de vie sain et varié, il faut choisir avant de partir.

Dans tous les cas, impôts ou non, mon choix était établi depuis plusieurs mois pour les 6 prochains qui vont s’écouler.

Petit rappel, l’auteur de ce blog dispose de deux licences universitaires mais n’a pas d’emploi actuellement car les débouchés qu’on peut lui offrir lui font pas kiffer les 40 prochaines années (au moins). En revanche, un truc qui le passionne chaque jour et qu’il pratique avec une conviction limite fanatique c’est la musculation. Et comme il voudrait partager cette passion avec d’autres mais qu’il faut un diplôme (le BPJEPS AF), il a fait le choix de se lancer à fond les ballons.

Ceci est mon projet : obtenir le BPJEPS Activités de la Forme (AF) mention C (cours collectifs) et D (musculation).

Par excès de prudence, je préfère faire une préformation de 4 mois avant de me lancer, histoire d’être prêt aux différences tests de sélection physiques, écrits et oraux qui sont exigés pour pouvoir faire le BPJEPS. Ma préformation aura lieue au CFPMS de septembre à décembre prochain.

Hormis le coût, les efforts à fournir seront importants, je le sais.

J’en fais d’ores et déjà l’expérience en faisant les cours collectifs proposés par ma salle de sport.

A raison de 2 cours par jour en plus d’une séance de musculation effectuée plus tôt dans la journée, j’aligne plus de 2h30 de sport chaque jour. C’est un rythme auquel je commence à m’habituer, et il le faut, je souhaite être au top avant septembre.

En gros, je me prépare avant la préparation. Au moins, j’aurais moins de surprises, et je crois que je saurais tenir le rythme immédiatement.

Et pour ceux qui ne jurent que par la fonte pure et dure, je les invite à faire comme moi, soit à reconsidérer le challenge que représente 45 minutes de renforcement musculaire des cuisses et fessiers.

Je me disais, comme beaucoup d’accrocs à la fonte :

Oui mais moi tu sais, je fais des squats, de la presse à cuisse, des leg extension et je bosse aussi les mollets, donc les cours co’ ça va être une formalité !

Non, mon bonhomme. Tout faux.

T’as beau faire du squat à 150 kg à la barre, si tu fais que ça chaque semaine (si tu bosses tes jambes, comme tout bon pratiquant) sans travailler ta résistance à l’effort, tu vas sentir que que ça brûler, ça va piquer et tu auras du mal à tenir un cours sans prendre des pauses et transpirer comme un marathonien.

Véridique. J’en ai fait l’expérience ces dernières semaines, et cela m’encourage à poursuivre mes efforts tant sur la partie musculation que sur la partie fitness.

J’évoquerais la prochaine fois l’intérêt de passer ce diplôme et les raisons pour lesquelles j’y accorde toute mon attention.

En attendant, prévoyez la crème solaire et le parasol !

Régularité

N’ayant pas publié quoi que ce soit depuis plus de 15 jours, c’est le seul titre qui m’a semblé coller à la réalité de la situation actuelle.

Je ne suis pas un blogueur régulier, et tout comme vous si vous êtes blogueur, j’ai mes raisons.

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Comme l’a écrit iceman dans l’un de ses derniers articles, on écrit sur son blog car on a envie de parler de quelque chose qui nous anime, qui nous fait réagir, réfléchir et que l’on souhaite partager avec d’autres personnes, elles mêmes partageant les mêmes passions ou simplement curieuses de découvrir ce qui suscite l’intérêt d’un de ses blogueurs figurant dans ses favoris.

On y pense pas d’instinct, mais il est indubitable que la France fait encore partie des pays démocratiques où l’on peut encore ouvrir sa grande bouche sans complexe ni crainte de voir débarquer chez soi des missionnaires armés jusqu’aux orteils.

Tout au plus l’on s’attire les foudres de blogueurs peu scrupuleux qui n’ont que faire de vos états d’âmes et n’ont qu’une volonté : vous démolir anonymement, derrière un masque numérique.

Heureusement, les trolls ne sont pas une généralité, mais vous le savez aussi bien que moi, c’est toujours une minorité qui est capable de vous impacter au plus profond de vous-mêmes.

On prends une grande inspiration et on va de l’avant, en se disant que de toute façon, les gens qui vous mettent des bâtons (voire parfois des échasses) dans les roues, on en croisera toujours, physiquement ou virtuellement.

L’Homme a quand même cette incroyable faculté de ruminer ses pensées négatives, il est alors capable de s’ériger sa propre muraille de Chine, de véritables barrières mentales qui lui font faire un pas en avant… et deux pas en arrière.

Alors non, quand bien même les difficultés du quotidien vous submerge, on cherche des solutions, on ne se laisse pas emporter par le flow mais on le gère autant que nos propres capacités nous le permette.

Pour parler de ma situation actuelle qui justifie en partie mon irrégularité sur le blog, je dois être alternativement présent sur plusieurs fronts, parfois même dans la même journée. Je souhaite à la fois remplir mes obligations personnelles et professionnelles.

Un exemple, je me lève à 5h du matin pour faire ma séance de musculation de 6h à 7h ; puis je me rends sur mon lieu de travail actuel de 9h à 16h ; puis je me rends sur les lieux de mon stage (ma salle de sport) de 17h30 à 21h. Et le soir me préparer pour le lendemain.

Un autre exemple, le matin je dois prendre le temps de faire mes courses, de me rendre à l’auto-école pour une voire deux heures de conduites, faire ma séance de musculation, préparer mes repas et affaires pour le lendemain et me rendre à mon stage le soir.

Forcément, le repos est quelque peu absent quand on en fait autant, ce qui n’est pas très bon quand on cherche à prendre de la masse musculaire. Sans parler d’être tout simplement en forme.

De toute évidence, tout est question d’O-R-G-A-N-I-S-A-T-I-O-N et comme je le disais y a peu de temps, de choix. On ne peut pas tout faire, tout bien faire, partout, tout le temps.

Une journée, c’est 24h dont environ 7h de sommeil et 1h de repas, ce qui laisse 16 heures pour accomplir ce que j’ai à faire et qui me permettront d’atteindre mes objectifs.

Heureusement, je ne perds pas mon temps sur les réseaux à scrolling infini.

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Heureusement, je me concentre uniquement sur mes objectifs, ce qui fait que même si cela prends du temps, que les progrès sont lents, je sais au moins que j’avance petit à petit vers mes buts que j’ai clairement défini préalablement.

Cela me rassure et m’évite de me disperser, de douter, de stagner.

Je sais qu’en ce moment le blog ne fait pas partie de mes priorités, la régularité des publications le montrant clairement, mais rien ne dit qu’à l’avenir ce soit le cas.

En attendant, j’ai quelques articles de blog à rattraper.

Android sans Google, c’est possible

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Un billet de style tutoriel, parce que râler, se révolter sans agir ni proposer de solution ou d’alternative n’a jamais fait avancer les choses.

Vous avez acquiescé à la phrase du dessus ? Je vous en remercie, nous vivons dans le même monde.

Consciemment ou non, je ne connais personne qui se soit un jour demandé pourquoi il devait obligatoirement créer un compte Google pour utiliser son smartphone ou sa tablette sous Android. Il crée une adresse Gmail, même s’il n’en a de prime abord pas besoin pour pouvoir utiliser tous les supers services gratuits hypercool de Google : le Play Store pour télécharger le dernier Candy Crush, Youtube pour regarder Norman, Drive pour y uploader ses selfies qu’il veut (voudrait) conserver ad vitam.

Si je vous ai convaincu d’avoir impérativement un compte Google exprès rien que pour pouvoir faire tout cela, vous pouvez fermer cette page et retourner à vos activités.

Non parce que bon, j’admets aussi que je ne suis pas toujours très cohérent avec moi-même et qu’il m’arrive de revenir sur mes positions. Y a que les cons qui…

Bref, vous voyez le topo.

Je disais dans un billet précédent que le smartphone n’était pas mon fidèle allié.

N’étant pas non plus une girouette, je n’ai pas changé d’opinion sur cet outil.

Mais allez me trouver un baladeur multimédia sous Android qui ne s’appelle pas smartphone ? A moins de retourner sous Apple avec un iPod… Ce qui ne m’enchante guère, j’en ai eu un et je n’y ai pas trouvé mon compte. La deuxième option serait d’avoir un téléphone basique en plus d’un smartphone sans carte Sim.

Le minimaliste de caractère (et l’éternel insatisfait notoire) que je suis n’aime pas cette option non plus.

Retour donc sur un smartphone Android. (hum.)

Se pose alors le problème de la vie privée, étant assez sensible à ce sujet, et désespéré de toujours entendre le « je n’ai rien à cacher » de mon entourage.

Peine perdue, je n’insiste pas, libre à chacun d’agir en son âme et conscience hein.

Curieux de nature (à tendance anar’ j’avoue) je me prête au jeu du « et si on testait cette alternative pour voir ? »

Ne voulant pas de compte Google sur le smartphone tout en ne me limitant pas aux applications open source de gauchistes (dédicace à Cyrille BORNE), j’y ai quand même trouvé Yalp Store, qui est en gros le Play Store de Google sans être obligé d’avoir un compte chez le mal incarné.

Et ça fonctionne au poil, plus besoin de compte Google, de synchronisations douteuses en arrière-plan, d’envoi de données systématiques chez l’ogre américain.

Seul gros bémol, mais Yalp Store l’indique s’il l’utilise ou non : le « Google Play Services » que Tuxicoman recommandait de désactiver, et ça peut se comprendre.

C’est un bémol, enfin pas toujours si vous voulez jouer à fond la carte de l’ermite anarchiste décomplexé, dans la mesure où certaines applications utilisant le GPS en ont besoin. Mais là encore, y a toujours moyen de faire autrement en faisant des recherches, Internet sert à cela au passage.

C’est peut-être cela qui me dérangeait avec le smartphone : savoir que je suis dépendant d’une entreprise opaque qui fait ce qu’elle veut avec mes données, qui peut en douce s’octroyer des droits sur mes photos, vidéos, notes.

Non monsieur.

Ainsi en utilisant cette alternative je peux profiter de l’outil l’esprit beaucoup, beaucoup plus tranquille, et je m’en met plein les oreillles surtout (Spotify + Podcast Addict + RadioDroid) en désactivant les données mobiles si j’en ai pas besoin, ainsi que la localisation.

Pas de sauvegarde d’aucune sorte sur les serveurs Google, bien entendu.

Reste ce foutu « Google Play Services » en tâche de fond, obligatoire bien que désactivable, mais foutant au rebus pas mal d’applications que je juge utiles.

La prochaine fois, nous aborderons quelques applications, astuces et conseils de gauchistes qui pourraient contribuer à votre productivité…

En attendant, tentez l’expérience de l’indépendance ?

Philosopher avec Kamini

Je ne sais pas d’où me vient en ce moment cette envie de revenir au bon vieux temps.

Ce temps de l’insouciance, de la jeunesse, de la légèreté, de la simplicité.

Putain, y a 10 ans je me prenais moins la tête qu’aujourd’hui.

J’étais encore un gamin au collège, c’est vrai, j’avais pas de responsabilités particulières (enfin, j’en ai pas des masses en ce moment non plus), je n’avais rien à prouver, à montrer, à faire valoir.

Je vivais ma vie d’enfant, simplement.

Bon, maintenant que j’ai posé le décor nostalgique teinté d’un « c’était mieux avant », j’aimerais parler d’un chanteur dont la musique phare en 2006 était intitulée « Marly-Gomont ».

Kamini, oui, souvenez-vous, un clip tout droit sorti de la campagne profonde qui a gagné une popularité phénoménale en peu de temps, sans tous les canaux sociaux actuels en plus.

La recette était toute simple à l’époque : une caméra, une bande de potes, une personnalité atypique, des paroles vraies, un environnement déserté par les médias (sauf par Jean-Pierre Pernaut évidemment).

Je parle de lui aujourd’hui alors que moi aussi comme beaucoup, je l’avais complètement squeezé de ma playlist musicale alors que je me souviens très bien de la première fois où j’ai découvert son clip sur Internet. C’est dingue quand j’y repense.

Et je remercie le hasard qui a fait que ma salle de sport diffusait ce fameux titre la semaine dernière.

Aujourd’hui je redécouvre l’artiste, son album Psychostar World dans un premier temps, je prête attentivement l’oreille à ce qu’il dit tellement les paroles collent bien à la situation actuelle

Y’a ceux qui ont tout
Ceux qui n’ont rien
Ceux qui font tout mais bon parfois n’arrivent à rien
Ceux qui n’ont rien arrivent parfois à tout avoir
Mais tout avoir c’est le pouvoir

Kamini – Frustation

L’humour décalé est présent dans presque chacune de ses chansons, mais ses ingrédients sont avant tout la politique, l’emploi (ou plutôt le chômage), l’abandon des territoires ruraux, les clichés raciaux.

Son album est dans l’ensemble une critique sociale des aberrations vécues, subies et observées dans le monde rural, mais pas que.

J’apprends aujourd’hui que Kamini a diversifié ses activités, en parallèle de son statut d’infirmier. Je ne suis même pas surpris qu’il fasse du One-Man Show sur scène en public.

Je comprends mal cependant comment on a pu rapidement l’oublier alors (qu’objectivement) il a tout pour être mis en avant.

C’est peut-être une histoire de communication (en dépit de sa présence sur toutes les plateformes).

Ses fans de la première heure lui ont toutefois bien rendu, notamment en finançant son dernier album en fin d’année dernière.

Bon, j’ai du retard à rattraper moi.

On peut s’rejeter la faute
Faire semblant s’cacher dans le déni
Je crois qu il n’y a aucune cause
Pouvant justifier notre folie.

Kamini – Le Déni

 

Le choix d’avoir le choix

Je suis volontairement resté muet au lendemain de la foire électorale de dimanche dernier.

Quoi de plus normal, je ne me suis pas rendu au bureau de vote, comme des millions d’autres français. Je n’aurais donc (soi-disant) pas la légitimité d’émettre une opinion à sur ce sujet.

Cela reste discutable, voter restant un droit, non un devoir comme l’on rappelé religieusement à longueur de journée les journalistes d’une radio publique nationale, France Inter.

C’était pour ma part voulu et décidé depuis des mois et je ne regrette pas tant que ça ce choix, un choix apolitique qui fait que je considère que le monde et les individus peuvent vivre selon leurs aspirations sans être branchés H24 sur RTL à écouter des débats stériles.

J’ai beau être jeune, grincheux, râleur, têtu etc. je ne suis pas un anarchiste ni un révolutionnaire engagé qui veut refaire la société et persuader mon prochain de foutre en l’air le système du jour au lendemain.

Ce choix résulte simplement d’une réflexion profonde, où je me suis demandé à plusieurs reprises :

Finalement, la politique, la religion… Ce qui anime les masses et agite les esprits depuis des siècles… Est-ce que ça m’aide à avancer positivement dans ma vie ?

Bien entendu, la réponse immédiate est un non pur et simple.

J’ai conscience que l’essence même de la politique ou de la religion n’a pas de visée malveillante ; les médias ont depuis toujours contribué à en modifier l’image de façon à annihiler en l’individu tout esprit critique, contribuant de fait à davantage diviser les individus qu’à les rassembler autour de réflexions constructives.

Agacé par tant de bêtise médiatique, aucun des 11 candidats n’a retenu mon attention.

La veille et le jour J je me suis pourtant penché sur le sujet, j’ai quand même cherché à savoir ce que certains promettaient, toute étiquette politique confondue.

Je suis quand même resté effaré par tant de promesses populistes, j’ai senti que les petits stagiaires chargés de comm’ ont dégainé l’artillerie lourde, le Saint-Photoshop, pour en mettre plein les yeux, parce que l’image importe plus que les idées, la forme plutôt que le fond. Ça ne choque plus tellement c’est devenu banal.

Cela a simplement confirmé une opinion qui était solidement fixée dans mon esprit : beaucoup de blabla, de couleurs et de sourires forcés pour au final une enculade arc-en-ciel.

Et puisque que ces gens là vivent dans leur monde, j’ai choisi aussi de vivre dans le mien, avec mes projets et mes problèmes, sans pour autant faire chier qui que ce soit puisque je n’agis pas au détriment de quelqu’un ou de quelques uns, mais en vue d’apporter quelque chose de positif au plus grand nombre.

Je n’ai pas de belles paroles à vendre. Je ne vis pas dans la projection d’un utopique lendemain qui chante qui n’arrivera probablement jamais.

La conjoncture économique et sociale est au centre de celles et ceux qui en subissent les effets délétères : les gens au chômage, qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois en dépit d’efforts consentis, l’uberisation de la société, les réseaux sociaux servant de plus en plus de vecteur de rumeurs, l’appauvrissement des liens familiaux et j’en passe.

On fait un formidable bond en arrière. Et quand je dis « on », c’est sûrement vous et moi, la classe « moyenne » qui n’est ni à tout à fait rassurée ni tout à fait dans la merde.

L’affiche de vainqueurs pour le second tour du 7 mai prochain en revanche, est prometteuse.

Elle nous promet pas mal de régressions à venir, une précarisation multi-sectorielle lente et douloureuse pour celles et ceux qui déjà peinent depuis plus de 10 ans au moins.

L’un ou l’autre ne feront pas le dixième de ce qu’ils prétendent vouloir faire, ou du moins, pas de la façon dont nous l’imaginons. Il y a aussi fort à parier que des mesures déplaisantes sortent de leur chapeau.

Que reste-t-il alors à faire ?

Agir et ne pas se laisser marcher sur la gueule sans rien dire ni rien faire.

Trouver au fond de soi la force qui nous permet d’avancer vers notre but.