Podcastez et rendez minable la bande FM

Conjuguez avec moi le verbe « podcaster » : « je podcaste », « tu podcastes »… « nous emmerdons envoyons bouler la radio mainstream ».

Le podcast n’est pas un canal de diffusion nouveau, ça fait à la louche environ une bonne dizaine d’années que l’on peut écouter des émissions produites par des grands groupes (Radio France, RTL…) et des podcasteurs plus ou moins indépendants qui avec le succès constant mais croissant, ont monté leur propre régie.

On va y aller franco: iTunes a contribué à rendre le podcast populaire.

Le logiciel est – et à pour moi toujours été – une usine à gaz verrouillée aux possibilités restreintes. Je ne parle même pas du système de synchronisation discutable. Prenez garde à la synchronisation d’un iDevice qui ne vous appartient pas, un clic effaçant toutes les données est vite – très vite – arrivé. #çasentlevécu

J’avais abordé le sujet y a quelques temps, tirant à boulet rouge la médiocre qualité des radios et émissions proposées imposées en France.

Du talk show à l’américaine tournant rapidement au pugilat langagier douteux et inintéressant en passant par les musiques de bas de plafond entendues ad nauseam depuis des décennies, entrecoupées par des encarts publicitaires intempestifs (CONSOMMMMMMMMEZ C’EST UN ORDRE), je me suis depuis longtemps rabattu vers le podcasting bien choisi en amont afin de conserver une santé mentale et acoustique potable sur le long terme.

Sur smartphone comme sur tablette, j’utilise l’excellente application Podcast Addict.

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C’est parti pour ma sélection de podcasts :


Le RDV Tech 

Animé par Patrick Béja, cette émission d’actualité et de culture informatique bi-mensuelle condense en des mots simples et clairs la masse d’info que vous glaneriez en temps normal sur différents sites spécialisés au fil des jours. Cet ancien salarié de chez Blizzard désormais reconverti comme podcasteur pro à temps plein (le boulot est colossal, de la préparation à la production de l’émission jusqu’au fignolage de dernière minute), est régulièrement accompagné de Jérôme Keinborg et, mais ça fait un bail que je l’ai pas entendu, Manuel Dorne (aka Korben).

Je connais l’émission depuis plusieurs années déjà, ne l’écoutant pas auparavant de façon attentive et régulière. Mais la qualité est allée croissante au fil du temps, suscitant mon regain d’intérêt et surtout, le souhait de ne pas avoir à me taper toute ma liste de sites d’actu.

Le petit + de l’émission étant l’ambiance toujours chaleureuse et conviviale, des débats qui parfois glissent un peu trop vers la politique mais qui dans l’ensemble restent constructifs.

On pardonnera les quelques moments où l’on entend que Patrick perd le fil de ses propos, Heureusement qu’il a ses notes sous les yeux !


Positron

Encore une fois animée par Patrick Béjà, cette émission culturelle dite « de bons plans » nous propose chaque mois des films, séries, BD, romans, jeux vidéo et que sais-je encore à (re)découvrir.

Le principe est simple : 3 personnes (dont l’animateur) proposent chacun leur tour ce qui mériterait d’être (re)vu, (re)lu ou (ré)écouté. C’est globalement assez divertissant et suffisamment court (30 minutes max par podcast) pour être suivi avec attention sur le trajet du boulot.

L’intérêt du podcast étant de noter quelque part, par la suite, ce qui vous a convaincu de découvrir (bien entendu).

J’écoute Positron par pure curiosité, n’étant ni gamer, cinéphile ou sérievore, plutôt littéraire mais pas du tout fan de S-F, il est rare que je me dise « ah je vais me regarder ça ce soir », mais le ton léger de l’émission suffit à me laisser prendre au jeu.


Appload

Encore un podcast de chez frenchspin, Appload est une émission dédiée aux applications smartphone et tablette.

C’est un bon moyen de découvrir de nouvelles apps, leur intérêt et leur utilité.


Les Technos

Dans la même veine que le RDV Tech, les Technos est un podcast franco-belge qui décortique l’actualité informatique de la semaine.

Son originalité vient de sa formule, sous la forme d’un abécédaire qui passe en revue les actualités les plus importantes.

L’animateur et les chroniqueurs discutent et débattent de façon légère, là aussi, sans prise de bec.


Les Démons du midi

Nous changeons de thématique et passons sur du podcast musical orienté jeux-vidéo.

Les deux animateurs que sont Pipo (Canard PC) et Gautoz (Gamekult) nous font partager les nouveautés et reliques musicales créées pour les jeux.

A chaque musique, vous en apprendrez davantage sur le compositeur et les circonstances de sa création musicale.

Les musiques sont très variées : du rock bien lourd, parfois du space-électro, la légèreté d’une harpe etc.

Bref, si vous êtes éclectique et curieux d’entendre des perles (bonnes et mauvaises), ce podcast mensuel de Radio Kawa ravira vos tympans.

 

Projet

A moins que vous ne soyez pas en France en ce moment (vous avez pas tord au fond), l’été s’installe, on le ressent très bien. Tellement bien que dans les heures et jours à venir, je parie que nous aurons droit aux éternels râleurs du « il fait trop chaud« .

Les mêmes qui, sois dit en passant, y a 2 mois, disaient « il fait trop froid« .

La météo est le sujet de prédilection par excellence quand on a rien à se mettre sous la langue durant une conversation. Un matin, comme tous les matins (sauf le mercredi, jour des gosses, c’est son RTT hebdomadaire) vous croisez l’un de vos voisins à qui vous n’avez que pour habitude et par politesse de dire bonjour. Vous y placez un morceau de météo tel un Louis Bodin pour lancer un semblant de conversation.

Bientôt vous pourrez parler Roland Garros, Tour de France et vacances.

Avec un peu de chance, votre voisin s’il est bien luné mais à qui vous avez fait la tronche tout l’hiver chaque matin à l’arrêt de bus habituel tellement il faisait moche et que c’était déprimant pourra devenir une connaissance amicale … avant que vous ne lui refassiez une tronche de troll à l’automne. Ah ah ah.

Okay, je fais un peu dans le sadique l’idyllique, mais c’est aussi ma conception du réseau social en dur.

Voilà pour l’aparté rituel qui me colle à la peau sur ce blog.

On arrive donc à la moitié de l’année 2017.

Tandis que certains lycéens potassent (ou non) pour leur bac à sable, d’autres peaufinent les préparatifs de leur prochaine destination sous les cocotiers.

N’étant plus concerné par le premier que j’ai eu laborieusement en 2010, je ne suis pas non plus concerné par le second, la douce saveur des impôts vous rappelant qu’entre manger des pâtes et des patates 10 mois sur 12 ou avoir un mode de vie sain et varié, il faut choisir avant de partir.

Dans tous les cas, impôts ou non, mon choix était établi depuis plusieurs mois pour les 6 prochains qui vont s’écouler.

Petit rappel, l’auteur de ce blog dispose de deux licences universitaires mais n’a pas d’emploi actuellement car les débouchés qu’on peut lui offrir lui font pas kiffer les 40 prochaines années (au moins). En revanche, un truc qui le passionne chaque jour et qu’il pratique avec une conviction limite fanatique c’est la musculation. Et comme il voudrait partager cette passion avec d’autres mais qu’il faut un diplôme (le BPJEPS AF), il a fait le choix de se lancer à fond les ballons.

Ceci est mon projet : obtenir le BPJEPS Activités de la Forme (AF) mention C (cours collectifs) et D (musculation).

Par excès de prudence, je préfère faire une préformation de 4 mois avant de me lancer, histoire d’être prêt aux différences tests de sélection physiques, écrits et oraux qui sont exigés pour pouvoir faire le BPJEPS. Ma préformation aura lieue au CFPMS de septembre à décembre prochain.

Hormis le coût, les efforts à fournir seront importants, je le sais.

J’en fais d’ores et déjà l’expérience en faisant les cours collectifs proposés par ma salle de sport.

A raison de 2 cours par jour en plus d’une séance de musculation effectuée plus tôt dans la journée, j’aligne plus de 2h30 de sport chaque jour. C’est un rythme auquel je commence à m’habituer, et il le faut, je souhaite être au top avant septembre.

En gros, je me prépare avant la préparation. Au moins, j’aurais moins de surprises, et je crois que je saurais tenir le rythme immédiatement.

Et pour ceux qui ne jurent que par la fonte pure et dure, je les invite à faire comme moi, soit à reconsidérer le challenge que représente 45 minutes de renforcement musculaire des cuisses et fessiers.

Je me disais, comme beaucoup d’accrocs à la fonte :

Oui mais moi tu sais, je fais des squats, de la presse à cuisse, des leg extension et je bosse aussi les mollets, donc les cours co’ ça va être une formalité !

Non, mon bonhomme. Tout faux.

T’as beau faire du squat à 150 kg à la barre, si tu fais que ça chaque semaine (si tu bosses tes jambes, comme tout bon pratiquant) sans travailler ta résistance à l’effort, tu vas sentir que que ça brûler, ça va piquer et tu auras du mal à tenir un cours sans prendre des pauses et transpirer comme un marathonien.

Véridique. J’en ai fait l’expérience ces dernières semaines, et cela m’encourage à poursuivre mes efforts tant sur la partie musculation que sur la partie fitness.

J’évoquerais la prochaine fois l’intérêt de passer ce diplôme et les raisons pour lesquelles j’y accorde toute mon attention.

En attendant, prévoyez la crème solaire et le parasol !

Régularité

N’ayant pas publié quoi que ce soit depuis plus de 15 jours, c’est le seul titre qui m’a semblé coller à la réalité de la situation actuelle.

Je ne suis pas un blogueur régulier, et tout comme vous si vous êtes blogueur, j’ai mes raisons.

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Comme l’a écrit iceman dans l’un de ses derniers articles, on écrit sur son blog car on a envie de parler de quelque chose qui nous anime, qui nous fait réagir, réfléchir et que l’on souhaite partager avec d’autres personnes, elles mêmes partageant les mêmes passions ou simplement curieuses de découvrir ce qui suscite l’intérêt d’un de ses blogueurs figurant dans ses favoris.

On y pense pas d’instinct, mais il est indubitable que la France fait encore partie des pays démocratiques où l’on peut encore ouvrir sa grande bouche sans complexe ni crainte de voir débarquer chez soi des missionnaires armés jusqu’aux orteils.

Tout au plus l’on s’attire les foudres de blogueurs peu scrupuleux qui n’ont que faire de vos états d’âmes et n’ont qu’une volonté : vous démolir anonymement, derrière un masque numérique.

Heureusement, les trolls ne sont pas une généralité, mais vous le savez aussi bien que moi, c’est toujours une minorité qui est capable de vous impacter au plus profond de vous-mêmes.

On prends une grande inspiration et on va de l’avant, en se disant que de toute façon, les gens qui vous mettent des bâtons (voire parfois des échasses) dans les roues, on en croisera toujours, physiquement ou virtuellement.

L’Homme a quand même cette incroyable faculté de ruminer ses pensées négatives, il est alors capable de s’ériger sa propre muraille de Chine, de véritables barrières mentales qui lui font faire un pas en avant… et deux pas en arrière.

Alors non, quand bien même les difficultés du quotidien vous submerge, on cherche des solutions, on ne se laisse pas emporter par le flow mais on le gère autant que nos propres capacités nous le permette.

Pour parler de ma situation actuelle qui justifie en partie mon irrégularité sur le blog, je dois être alternativement présent sur plusieurs fronts, parfois même dans la même journée. Je souhaite à la fois remplir mes obligations personnelles et professionnelles.

Un exemple, je me lève à 5h du matin pour faire ma séance de musculation de 6h à 7h ; puis je me rends sur mon lieu de travail actuel de 9h à 16h ; puis je me rends sur les lieux de mon stage (ma salle de sport) de 17h30 à 21h. Et le soir me préparer pour le lendemain.

Un autre exemple, le matin je dois prendre le temps de faire mes courses, de me rendre à l’auto-école pour une voire deux heures de conduites, faire ma séance de musculation, préparer mes repas et affaires pour le lendemain et me rendre à mon stage le soir.

Forcément, le repos est quelque peu absent quand on en fait autant, ce qui n’est pas très bon quand on cherche à prendre de la masse musculaire. Sans parler d’être tout simplement en forme.

De toute évidence, tout est question d’O-R-G-A-N-I-S-A-T-I-O-N et comme je le disais y a peu de temps, de choix. On ne peut pas tout faire, tout bien faire, partout, tout le temps.

Une journée, c’est 24h dont environ 7h de sommeil et 1h de repas, ce qui laisse 16 heures pour accomplir ce que j’ai à faire et qui me permettront d’atteindre mes objectifs.

Heureusement, je ne perds pas mon temps sur les réseaux à scrolling infini.

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Heureusement, je me concentre uniquement sur mes objectifs, ce qui fait que même si cela prends du temps, que les progrès sont lents, je sais au moins que j’avance petit à petit vers mes buts que j’ai clairement défini préalablement.

Cela me rassure et m’évite de me disperser, de douter, de stagner.

Je sais qu’en ce moment le blog ne fait pas partie de mes priorités, la régularité des publications le montrant clairement, mais rien ne dit qu’à l’avenir ce soit le cas.

En attendant, j’ai quelques articles de blog à rattraper.

Android sans Google, c’est possible

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Un billet de style tutoriel, parce que râler, se révolter sans agir ni proposer de solution ou d’alternative n’a jamais fait avancer les choses.

Vous avez acquiescé à la phrase du dessus ? Je vous en remercie, nous vivons dans le même monde.

Consciemment ou non, je ne connais personne qui se soit un jour demandé pourquoi il devait obligatoirement créer un compte Google pour utiliser son smartphone ou sa tablette sous Android. Il crée une adresse Gmail, même s’il n’en a de prime abord pas besoin pour pouvoir utiliser tous les supers services gratuits hypercool de Google : le Play Store pour télécharger le dernier Candy Crush, Youtube pour regarder Norman, Drive pour y uploader ses selfies qu’il veut (voudrait) conserver ad vitam.

Si je vous ai convaincu d’avoir impérativement un compte Google exprès rien que pour pouvoir faire tout cela, vous pouvez fermer cette page et retourner à vos activités.

Non parce que bon, j’admets aussi que je ne suis pas toujours très cohérent avec moi-même et qu’il m’arrive de revenir sur mes positions. Y a que les cons qui…

Bref, vous voyez le topo.

Je disais dans un billet précédent que le smartphone n’était pas mon fidèle allié.

N’étant pas non plus une girouette, je n’ai pas changé d’opinion sur cet outil.

Mais allez me trouver un baladeur multimédia sous Android qui ne s’appelle pas smartphone ? A moins de retourner sous Apple avec un iPod… Ce qui ne m’enchante guère, j’en ai eu un et je n’y ai pas trouvé mon compte. La deuxième option serait d’avoir un téléphone basique en plus d’un smartphone sans carte Sim.

Le minimaliste de caractère (et l’éternel insatisfait notoire) que je suis n’aime pas cette option non plus.

Retour donc sur un smartphone Android. (hum.)

Se pose alors le problème de la vie privée, étant assez sensible à ce sujet, et désespéré de toujours entendre le « je n’ai rien à cacher » de mon entourage.

Peine perdue, je n’insiste pas, libre à chacun d’agir en son âme et conscience hein.

Curieux de nature (à tendance anar’ j’avoue) je me prête au jeu du « et si on testait cette alternative pour voir ? »

Ne voulant pas de compte Google sur le smartphone tout en ne me limitant pas aux applications open source de gauchistes (dédicace à Cyrille BORNE), j’y ai quand même trouvé Yalp Store, qui est en gros le Play Store de Google sans être obligé d’avoir un compte chez le mal incarné.

Et ça fonctionne au poil, plus besoin de compte Google, de synchronisations douteuses en arrière-plan, d’envoi de données systématiques chez l’ogre américain.

Seul gros bémol, mais Yalp Store l’indique s’il l’utilise ou non : le « Google Play Services » que Tuxicoman recommandait de désactiver, et ça peut se comprendre.

C’est un bémol, enfin pas toujours si vous voulez jouer à fond la carte de l’ermite anarchiste décomplexé, dans la mesure où certaines applications utilisant le GPS en ont besoin. Mais là encore, y a toujours moyen de faire autrement en faisant des recherches, Internet sert à cela au passage.

C’est peut-être cela qui me dérangeait avec le smartphone : savoir que je suis dépendant d’une entreprise opaque qui fait ce qu’elle veut avec mes données, qui peut en douce s’octroyer des droits sur mes photos, vidéos, notes.

Non monsieur.

Ainsi en utilisant cette alternative je peux profiter de l’outil l’esprit beaucoup, beaucoup plus tranquille, et je m’en met plein les oreillles surtout (Spotify + Podcast Addict + RadioDroid) en désactivant les données mobiles si j’en ai pas besoin, ainsi que la localisation.

Pas de sauvegarde d’aucune sorte sur les serveurs Google, bien entendu.

Reste ce foutu « Google Play Services » en tâche de fond, obligatoire bien que désactivable, mais foutant au rebus pas mal d’applications que je juge utiles.

La prochaine fois, nous aborderons quelques applications, astuces et conseils de gauchistes qui pourraient contribuer à votre productivité…

En attendant, tentez l’expérience de l’indépendance ?

Le choix d’avoir le choix

Je suis volontairement resté muet au lendemain de la foire électorale de dimanche dernier.

Quoi de plus normal, je ne me suis pas rendu au bureau de vote, comme des millions d’autres français. Je n’aurais donc (soi-disant) pas la légitimité d’émettre une opinion à sur ce sujet.

Cela reste discutable, voter restant un droit, non un devoir comme l’on rappelé religieusement à longueur de journée les journalistes d’une radio publique nationale, France Inter.

C’était pour ma part voulu et décidé depuis des mois et je ne regrette pas tant que ça ce choix, un choix apolitique qui fait que je considère que le monde et les individus peuvent vivre selon leurs aspirations sans être branchés H24 sur RTL à écouter des débats stériles.

J’ai beau être jeune, grincheux, râleur, têtu etc. je ne suis pas un anarchiste ni un révolutionnaire engagé qui veut refaire la société et persuader mon prochain de foutre en l’air le système du jour au lendemain.

Ce choix résulte simplement d’une réflexion profonde, où je me suis demandé à plusieurs reprises :

Finalement, la politique, la religion… Ce qui anime les masses et agite les esprits depuis des siècles… Est-ce que ça m’aide à avancer positivement dans ma vie ?

Bien entendu, la réponse immédiate est un non pur et simple.

J’ai conscience que l’essence même de la politique ou de la religion n’a pas de visée malveillante ; les médias ont depuis toujours contribué à en modifier l’image de façon à annihiler en l’individu tout esprit critique, contribuant de fait à davantage diviser les individus qu’à les rassembler autour de réflexions constructives.

Agacé par tant de bêtise médiatique, aucun des 11 candidats n’a retenu mon attention.

La veille et le jour J je me suis pourtant penché sur le sujet, j’ai quand même cherché à savoir ce que certains promettaient, toute étiquette politique confondue.

Je suis quand même resté effaré par tant de promesses populistes, j’ai senti que les petits stagiaires chargés de comm’ ont dégainé l’artillerie lourde, le Saint-Photoshop, pour en mettre plein les yeux, parce que l’image importe plus que les idées, la forme plutôt que le fond. Ça ne choque plus tellement c’est devenu banal.

Cela a simplement confirmé une opinion qui était solidement fixée dans mon esprit : beaucoup de blabla, de couleurs et de sourires forcés pour au final une enculade arc-en-ciel.

Et puisque que ces gens là vivent dans leur monde, j’ai choisi aussi de vivre dans le mien, avec mes projets et mes problèmes, sans pour autant faire chier qui que ce soit puisque je n’agis pas au détriment de quelqu’un ou de quelques uns, mais en vue d’apporter quelque chose de positif au plus grand nombre.

Je n’ai pas de belles paroles à vendre. Je ne vis pas dans la projection d’un utopique lendemain qui chante qui n’arrivera probablement jamais.

La conjoncture économique et sociale est au centre de celles et ceux qui en subissent les effets délétères : les gens au chômage, qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois en dépit d’efforts consentis, l’uberisation de la société, les réseaux sociaux servant de plus en plus de vecteur de rumeurs, l’appauvrissement des liens familiaux et j’en passe.

On fait un formidable bond en arrière. Et quand je dis « on », c’est sûrement vous et moi, la classe « moyenne » qui n’est ni à tout à fait rassurée ni tout à fait dans la merde.

L’affiche de vainqueurs pour le second tour du 7 mai prochain en revanche, est prometteuse.

Elle nous promet pas mal de régressions à venir, une précarisation multi-sectorielle lente et douloureuse pour celles et ceux qui déjà peinent depuis plus de 10 ans au moins.

L’un ou l’autre ne feront pas le dixième de ce qu’ils prétendent vouloir faire, ou du moins, pas de la façon dont nous l’imaginons. Il y a aussi fort à parier que des mesures déplaisantes sortent de leur chapeau.

Que reste-t-il alors à faire ?

Agir et ne pas se laisser marcher sur la gueule sans rien dire ni rien faire.

Trouver au fond de soi la force qui nous permet d’avancer vers notre but.

Mon non-pote le smartphone

Le smartphone et moi, c’est un peu comme mauvais feuilleton TV.

Au choix, et pour bien montrer qu’au moins trois pays différents savent faire de la merde pour capter l’attention : les Feux de l’Amour, Plus Belle la Vie ou Derrick. J’allais presque oublier les télénovelas espagnoles dis donc. Des séries à succès, bien sûr, et reconnues pour la qualité des acteurs, du scénario et du montage. Des séries qui méritent la palme de l’instruction populaire, faisant de la ménagère de moins de 50 ans, notre bonne vieille Mme Michu, une érudite catapultée dans les plus hautes sphères philosophiques.

Bien entendu, je dérape mais ça me chatouillait le clavier.

Je disais donc que le smartphone c’est un « je t’aime moi non plus« , à mi chemin entre le Rubik’s Cube et le Tangram mais au final ça finit toujours mal avec lui.

Il m’arrive de temps à autres de le ressortir, de le paramétrer, mettre les applications Android « utiles » (navigateur, agenda, gestionnaire de tâches, Wikipédia).

Et d’un coup, badaboum, la coupe est pleine, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, et je range tout au placard, je reprends mon bon vieux téléphone basique.

Si j’en fais un article, c’est simplement pour m’interroger sur ces raisons d’agir.

Je vais pas vous mentir, je suis comme (à mon avis), 80% des utilisateurs de smartphone :

  1. Je le sors à la moindre occasion pour chercher une information le plus souvent factuelle (sinon inutile) qui aurait très bien pu attendre d’être lue chez moi quelques heures après. Comme le plus souvent je ne note pas ce que je viens de lire, il y a fort à parier que le lendemain (voire même avant) j’aurais oublié ce que ladite recherche m’a apporté. Il faudra y revenir un jour ou l’autre peut-être donc.
  2. Il me reste 60% de charge. 60% ?! Vite, mon chargeur, on ne sait jamais.
  3. J’y note absolument tout ce que je pourrais noter ailleurs. On m’a souvent dit « diviser pour mieux régner ». Le pire c’est que j’opine la tête de haut en bas. Pourtant je me plais à centraliser tout ça dans un smartphone. Et Google se fait une joie de mes données aussi. Tout le monde est content alors ? Pas vraiment.
  4. Cette fausse impression permanente qui vous fait croire que vous avez reçu quelque chose de la part de quelqu’un, justifiant le fait que vous ne pouvez vous empêcher ne serait-ce que de regarder si la diode verte au dessus de l’écran est allumée.
  5. Vous avez des sueurs froides quand votre réseau est en Edge. Cela signifie qu’Internet vous allez devoir vous en passer pendant un moment. Pourtant ça n’empêche pas de… téléphoner.

Bon et des comme ça on pourrait en faire une liste de courses mensuelle.

Il n’empêche qu’en repassant au téléphone de base, je me rends compte que le smartphone ne me manque pas, les applis non plus. Mieux encore, je n’ai plus 45 publicités qui m’explosent à la gueule toutes les 10 secondes.

Soulagement.

Y a pas de mauvais outil

Il n’y a que des mauvais ouvriers.

Cette maxime résonne fort juste dans ma tête tellement j’aurais pu me l’appliquer ces derniers jours.

Pourquoi dis-je cela ?

Parce que bon, la bonne nouvelle déjà pour commencer c’est que j’ai réussi à finir mon 4×4 Meccano. Et c’était pas de la tarte, vraiment.

Posons le décor tout de suite : j’ai deux mains gauche, ou du moins pour euphémiser un peu à la Romain, je ne me suis jamais donné beaucoup d’occasions d’être davantage plus habile.

Bricoler aurait pu être mon truc, j’aurais pu en profiter dans mon enfance lorsque j’allais passer mes vacances à la maison de campagne de mes grands-parents, y avait de quoi faire, mes souvenirs pas si lointain me rappelant la quantité astronomique d’outils dont mon grand-père dispose encore.

Mais non, « petit » Romain préférait jouer. Jouer à la GameCube, à la GameBoy, faire du vélo, jouer au foot. Bref, mes priorités étaient ailleurs, pas au bon endroit je pense, maintenant que je suis un grand dadet de  24 ans je regarde tout cela d’un œil critique.

Il m’est impossible de refaire le passé cependant, dixit Doc et Marty.

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Le passé est révolu, le futur n’existe pas encore. Reste le présent !

N’empêche que le Meccano, c’est un jeu, oui, mais un jeu ludique, et c’est pour ça que j’avais envie d’y passer du temps. Je suis loin d’être le seul adulte dans ce petit monde à m’y adonner. Certains le font même par passion, en plus d’être des collectionneurs.

Quand je disais en début d’article qu’il n’y avait pas de mauvais outils mais des mauvais ouvriers, cela sous-entendait que j’ai fais des retours en arrière en cours de construction en raison de mon défaut d’analyse. Les schémas sont clairs, je reviens pas là dessus, mais parfois trop petits bien qu’ayant de bons yeux.

Le gros défaut est  présentement en train de vous écrire, c’est le bonhomme qui s’entête à en vouloir n’en faire qu’à sa tête : c’est moi.

Je ne compte plus les fois où je me suis pris le chou « parce que ça rentre pas » ou « ça force c’est pas normal » (disons aussi que c’est déjà bien de le reconnaître).

Je suis pas de nature patient, pour le coup le Meccano c’est d’abord un défi personnel avant d’être un plaisir ludique.

Et puis bon, il faut parfois aussi demander de l’aide pour avoir un autre point de vue, et là, pour le coup, ça aide beaucoup.

Exemple :

« la pièce là, regarde fiston, elle est à l’envers »

Bien vu, merci P’pa.

Impatient je suis, entêté je me dois de moins être.

C’est ce que j’en retire d’un simple Meccano.

J’avais déjà eu une première expérience Meccano, avec une moto, je me souviens aussi que les pièces étaient plus solides.

Ah, le bon vieux temps de la pâte à modeler Play-Doh et son odeur de l’espace.

Ah, le bon vieux temps du Kapla que tout gamin va démolir avec plaisir.

Ah, ces bons vieux Lego de toutes les couleurs (et les éditions spéciales Star Wars qui se retrouveront mélangées à des pièces classiques)

Sans oublier les mini dominos en plastique colorés.

Bref.

C’était ça mon enfance.

Je regrette pas ces moments.

Le passé appartient au passé, mais il n’est pas dit qu’il est impossible de le vivre encore dans le présent, la preuve, même si c’est différent.

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Voilà le bestiau (qui ne roule pas je rappelle)