Mon non-pote le smartphone

Le smartphone et moi, c’est un peu comme mauvais feuilleton TV.

Au choix, et pour bien montrer qu’au moins trois pays différents savent faire de la merde pour capter l’attention : les Feux de l’Amour, Plus Belle la Vie ou Derrick. J’allais presque oublier les télénovelas espagnoles dis donc. Des séries à succès, bien sûr, et reconnues pour la qualité des acteurs, du scénario et du montage. Des séries qui méritent la palme de l’instruction populaire, faisant de la ménagère de moins de 50 ans, notre bonne vieille Mme Michu, une érudite catapultée dans les plus hautes sphères philosophiques.

Bien entendu, je dérape mais ça me chatouillait le clavier.

Je disais donc que le smartphone c’est un « je t’aime moi non plus« , à mi chemin entre le Rubik’s Cube et le Tangram mais au final ça finit toujours mal avec lui.

Il m’arrive de temps à autres de le ressortir, de le paramétrer, mettre les applications Android « utiles » (navigateur, agenda, gestionnaire de tâches, Wikipédia).

Et d’un coup, badaboum, la coupe est pleine, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, et je range tout au placard, je reprends mon bon vieux téléphone basique.

Si j’en fais un article, c’est simplement pour m’interroger sur ces raisons d’agir.

Je vais pas vous mentir, je suis comme (à mon avis), 80% des utilisateurs de smartphone :

  1. Je le sors à la moindre occasion pour chercher une information le plus souvent factuelle (sinon inutile) qui aurait très bien pu attendre d’être lue chez moi quelques heures après. Comme le plus souvent je ne note pas ce que je viens de lire, il y a fort à parier que le lendemain (voire même avant) j’aurais oublié ce que ladite recherche m’a apporté. Il faudra y revenir un jour ou l’autre peut-être donc.
  2. Il me reste 60% de charge. 60% ?! Vite, mon chargeur, on ne sait jamais.
  3. J’y note absolument tout ce que je pourrais noter ailleurs. On m’a souvent dit « diviser pour mieux régner ». Le pire c’est que j’opine la tête de haut en bas. Pourtant je me plais à centraliser tout ça dans un smartphone. Et Google se fait une joie de mes données aussi. Tout le monde est content alors ? Pas vraiment.
  4. Cette fausse impression permanente qui vous fait croire que vous avez reçu quelque chose de la part de quelqu’un, justifiant le fait que vous ne pouvez vous empêcher ne serait-ce que de regarder si la diode verte au dessus de l’écran est allumée.
  5. Vous avez des sueurs froides quand votre réseau est en Edge. Cela signifie qu’Internet vous allez devoir vous en passer pendant un moment. Pourtant ça n’empêche pas de… téléphoner.

Bon et des comme ça on pourrait en faire une liste de courses mensuelle.

Il n’empêche qu’en repassant au téléphone de base, je me rends compte que le smartphone ne me manque pas, les applis non plus. Mieux encore, je n’ai plus 45 publicités qui m’explosent à la gueule toutes les 10 secondes.

Soulagement.